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Si on a retrouvé le Titanic, on doit retrouver le sous-marin argentin, selon un expert

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Si on a retrouvé le Titanic, on doit retrouver le sous-marin argentin, selon un expert

Si on a retrouvé le Titanic, on doit retrouver le sous-marin argentin, selon un expert
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Les recherches visant à localiser le sous-marin militaire San Juan n'ont rien donné pour l'instant, mais si on a retrouvé le Titanic, on finira bien par retrouver le submersible argentin, selon un expert naval, Horacio Tettamanti. Dans un entretien avec l'AFP, M. Tettamanti estime que le San Juan sera bientôt localisé. Question: Est-il possible de retrouver le San Juan ? Réponse: "Un déploiement de cette ampleur (15 pays), il n'y pas de précédent dans l'histoire. La recherche la plus difficile fut celle du Titanic, presqu'un siècle après son naufrage, sans aucune précision de l'endroit où il avait coulé. Et on l'a retrouvé. Aujourd'hui, on a les moyens technologiques pour retrouver n'importe quoi, n'importe où dans la mer. Dans notre cas, c'est beaucoup plus simple, car nous avons une zone délimitée. On peut assurer que le sous-marin se trouve, dans le meilleur des cas, à 300 mètres de profondeur, et dans le pire des cas, à 1.000 mètres". Q: L'annonce de l'explosion est-elle une information-clé ? R: "C'est une information importante, mais elle n'a pas valeur de preuve. C'est un élément qui permet de préciser la zone de recherches. C'est un indice. Avant cela, nous savions que le mercredi 15 novembre, il s'est passé quelque chose d'important dans le sous-marin, pour qu'il perde de manière simultanée deux capacités fondamentales: communiquer et rester à la surface. Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé, mais nous pouvons imaginer un évènement soudain. Cela peut-être une explosion, un incendie, une inondation. Q: Les batteries peuvent-elles être à l'origine du drame ? R: "Le sous-marin doit maintenir le contact avec sa base opérationnelle, selon des règles strictes. L'obligation est simplement d'annoncer s'il navigue avec ou sans élément à signaler. Apparemment, il a signalé un problème avec les batteries, mais qu'il l'avait surmonté. Ce n'est pas nécessairement le commandant qui communique. Q: Le San Juan a-t-il pu être pulvérisé ? R: "Il n'y a aucune source d'explosion d'une puissance suffisante. En cas d'explosion énorme, comme sur le (sous-marin russe) Koursk, chargé de torpilles, on avait détecté alors une explosion semblable à une secousse sismique. Il y a eu des des conséquences structurelles importantes, la proue a été endommmagée. Cependant, l'équipage qui était en poupe a survécu quelques jours. Le San Juan est entier, intact. Il n'y aucun doute. Il est au fond. La structure est très résistante. S'il est à 1.000 mètres, il est plein d'eau. S'il est à 300 mètres, il peut être resté au sec". Q: Peut-il y avoir des survivants ? R: "Nous ne savons pas quel jour il a sombré, quel jour il perdu contact avec la surface. Le législation dit qu'il y a obligation de les mentionner comme vivants, jusqu'à ce que la justice détermine le contraire". Q: Les Etats-Unis et la Russie disposent-ils de la technologie la plus efficace ? R: "Du fait de l'héritage de la Guerre froide, il n'y a aucun doute que les Américains et les Russes sont les plus avancés en technologie de détection des sous-marins. Lors de l'explosion du Koursk, il y a eu beaucoup de survivants. Malheureusement, ils sont morts ensuite par asphyxie, faute de coordination et de disponibilité des moyens pour les sauver. En plus de l'aspect humanitaire et de l'éthique maritime, pour les Etats-Unis et la Russie, c'est bien sûr aussi une occasion de vérifier en situation réelle des hypothèses qu'on ne peut rencontrer tous les jours. Q: Les recherches vont-elles durer longtemps ? R: "C'est une obligation de les mener jusqu'au dernier moment. C'est subjectif, mais j'ai la conviction que le sous-marin va être localisé rapidement, dans les prochains jours".
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