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Top 14: le Stade Français dynamite le Racing 92

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Top 14: le Stade Français dynamite le Racing 92

Top 14: le Stade Français dynamite le Racing 92
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Trois essais inscrits dans la première demi-heure: le Stade Français a fait voler en éclat la défense du Racing 92, la meilleure du Top 14, pour s'offrir dimanche devant son public une victoire (27-17) capitale lors de la 12e journée. Les Parisiens se donnent en effet de l'air au classement, puisqu'ils portent leur avance sur la 13e place, synonyme de barrage d'accession-relégation, à huit points, et celle sur la 14e (relégation) à onze longueurs. Encore loin, évidemment, du wagon des six premiers qualifiés (10 points devant), mais au moins se sont-ils sans doute donnés le droit de vivre une deuxième partie de saison épicée par autre chose que la lutte pour le maintien. En même temps qu'ils ont offert un beau cadeau de Noël avant l'heure à leur propriétaire, le millardaire allemand Hans-Peter Wild, peu gâté depuis qu'il a racheté le club l'été dernier. "C'était peut-être le match qu'il nous fallait. On va essayer de construire sur cette victoire", a commenté Julien Dupuy, entraîneur des arrières parisiens. Le Racing, de son côté, est stoppé dans sa série de quatre succès et manque l'occasion de revenir à hauteur de la deuxième place, qui offre un billet direct pour les demi-finales. Sa défaite n'est pas évidemment pas alarmante, mais il devra retrouver sa solidité défensive ces deux prochaines semaines à l'occasion de sa double confrontation en Coupe d'Europe face à Castres. "De temps en temps, ça fait du bien de se faire remettre les pendules à l'heure", a estimé Laurent Labit, entraîneur des arrières franciliens. - Encore une pénurie de carburant - Car dimanche, dans un derby beaucoup moins électrique que celui, post-fusion avortée, fin avril dernier, ses joueurs ont été complètement dépassés lors de la première demi-heure. La meilleur défense du Top 14, qui n'avait concédé aucun point contre l'ogre Montpellier il y a deux semaines (26-0), a en effet encaissé trois essais d'entrée de match. Après avoir perdu à l'échauffement son ouvreur Pat Lambie, touché aux adducteurs. Dont deux, magnifiques, en première main et avec Jonathan Danty en leurre, ceux de Waisea (18 et 27): le premier après une touche, le second derrière une mêlée. L'autre grand artisan de cette première demi-heure de feu parisienne a été Sekou Macalou, qui a offert à Waisea son premier essai après avoir marqué le premier (3). 24 à 0, le score était fait face à des Franciliens pris de vitesse, peinant à imposer leur puissance, maladroits balle en main et qui ont joué dix minutes à quatorze après le carton jaune de So'otala Fa'aso'o (15). Heureusement pour Paris, qui a ensuite subi le retour des Ciel et Blanc, revenus à dix longueurs après un essai de Brice Dulin (62, 27-17), toujours aussi en jambes en cet automne. Une constante cette saison: le Stade Français manque de carburant en fin de match. Sans conséquence cette fois. "Au-delà de la victoire, je retiens que le groupe a été uni et n'a rien lâché en fin de match" a savouré le capitaine Alexandre Flanquart.
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