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Affaire Laporte: le coup de fil à Simonet, "une intrusion inapropriée"

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Affaire Laporte: le coup de fil à Simonet, "une intrusion inapropriée"

Affaire Laporte: le coup de fil à Simonet, "une intrusion inapropriée"
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L'appel téléphonique de Bernard Laporte au président de la commission d'appel fédérale de rugby Jean-Daniel Simonet, qui a précédé une diminution des sanctions contre Montpellier, est "une intrusion inappropriée dans le fonctionnement de la commission", ont écrit les inspecteurs du ministère des Sports dans leur rapport. Selon une source proche du dossier interrogée mardi, le rapport de l'Inspection générale de la jeunesse et des sports (Igjs) s'intéressant aux activités de l'actuel président de la fédération française (FFR) a également suggéré à la ministre des Sports Laura Flessel de transmettre les éléments à la justice, ce qu'elle a annoncé lundi. Le parquet saisi va maintenant décider s'il ouvre une enquête pénale ou non. En cause, une possible intervention de Laporte, fin juin, pour réduire une sanction contre Montpellier, l'équipe de l'entrepreneur Mohed Altrad, dont le groupe éponyme avait signé un contrat d'image début 2017 avec une société de Bernard Laporte, BL Communication. En mars, le groupe Altrad est également devenu sponsor maillot du XV de France. Face à la polémique, Bernard Laporte avait annoncé qu'il renonçait à son contrat. Contacté par l'AFP, l'avocat de Bernard Laporte, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, a indiqué que "conformément à la procédure" son client "a pris connaissance du rapport provisoire de l'Igjs et a communiqué des réponses circonstanciées". D'après les conclusions de l'Igjs, les trois membres de la commission d'appel fédérale sont bien tombés d'accord le 29 juin pour sanctionner le déploiement par les supporteurs héraultais de banderoles hostiles au président de la Ligue Paul Goze et à celui du Racing 92, Jacky Lorenzetti. La sanction, non notifiée par écrit dans l'immédiat, prévoyait une amende de 70.000 euros et un match de suspension pour le stade de Montpellier, conséquence d'une révocation de sursis. Mais, toujours d'après les conclusions de l'Igjs, cette sanction a bien été revue à la baisse le lendemain -- 20.000 euros d'amende, pas de suspension de stade --, après un coup de fil de Bernard Laporte au président de la commission d'appel Jean-Daniel Simonet. Sans préjuger de la teneur de la conversation, les inspecteurs de l'Igjs notent dans leur rapport qu'il s'agit d'une "une intrusion inappropriée dans le fonctionnement de la commission", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
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