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Irano-Britannique détenue: Boris Johnson confirme sa visite en Iran

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Irano-Britannique détenue: Boris Johnson confirme sa visite en Iran

Irano-Britannique détenue: Boris Johnson confirme sa visite en Iran
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Le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson sera en visite officielle en Iran samedi, où il doit rencontrer son homologue iranien Javad Zarif, et devrait œuvrer pour la libération de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, détenue depuis 2016, a annoncé un porte-parole. Il se rendra auparavant à Oman puis poursuivra sa tournée aux Emirats arabes unis dimanche. Cette visite, la première depuis sa prise de fonction en juillet 2016, "arrive à un moment crucial pour la région du Golfe, et fournit une opportunité d'aborder une résolution pacifique au conflit au Yémen, le futur de l'accord sur le nucléaire iranien, et l'instabilité actuelle au Moyen-Orient", a précisé le porte-parole du Foreign Office. Elle intervient alors que Nazanin Zaghari-Ratcliffe doit de nouveau comparaître dimanche devant la justice iranienne pour répondre à des accusations de "diffusion de propagande", où elle risque une peine de 16 ans de prison, a déclaré son mari Richard Ratcliffe à l'AFP. "C'est vraiment, vraiment formidable qu'il puisse être là, juste pour souligner à quel point il est important qu'elle puisse être à la maison avec sa famille", a-t-il ajouté à la télévision Sky News. "Le gouvernement reste préoccupé par la situation de ses citoyens bi-nationaux détenus en Iran, et fait tout son possible pour progresser sur ces dossiers", a ajouté le porte-parole du Foreign Office. Selon lui, "le ministre des Affaires étrangères exhortera les Iraniens à libérer les bi-nationaux". "Sa présence ne peut qu'améliorer les choses. Cela envoie le message clair qu'il se préoccupe de Nazanin, qu'il se préoccupe des autres cas", a souligné pour sa part le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe. L'Iran ne reconnaît pas la double-nationalité de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et refuse de lui laisser rencontrer les représentants des autorités britanniques, Boris Johnson ne devrait donc pas pouvoir lui rendre visite en prison. Employée de la Fondation Thomson Reuters liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait initialement été arrêtée à l'aéroport de Téhéran le 3 avril 2016 après une visite à sa famille en Iran avec sa fille Gabriella, née au Royaume-Uni et aujourd'hui âgée de trois ans. Elle avait ensuite été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations anti-régime en 2009, ce qu'elle nie. La peine avait été confirmée en appel en avril 2017. L'affaire a débordé sur le champ politique à la suite de propos vivement critiqués tenus par Boris Johnson, qui avait déclaré devant une commission parlementaire, le 1er novembre, que Nazanin Zaghari-Ratcliffe formait des journalistes en Iran, alimentant les accusations de Téhéran. M. Johnson avait ensuite tenté de rectifier le tir en affirmant que la jeune femme était en vacances dans son pays d'origine et en appelant son homologue iranien pour demander sa libération. Une pétition intitulée "Free Nazanin Ratcliffe" a rassemblé plus de 1,4 million de signatures sur le site change.org.
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