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Rugby: La Rochelle, pas de répit pour Collazo

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Rugby: La Rochelle, pas de répit pour Collazo

Rugby: La Rochelle, pas de répit pour Collazo
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Déjà là aux aurores, un œil sur tout: Patrice Collazo porte La Rochelle avec un sens absolu de l'exigence ayant transfiguré le club, qui joue aujourd'hui les premiers rôles en Top 14 et en Coupe d'Europe. Dans la cité portuaire, la vie de l'ancien pilier de 43 ans, passé notamment par Toulouse et Gloucester, suit un rythme immuable: lever à 5h45, arrivée à 7h au centre d'entraînement où il retrouve son adjoint en charge des trois-quarts Xavier Garbajosa. Et le manager est partout. Des rencontres des Espoirs à domicile aux entraînements des moins de 12 ans chaque lundi soir. "Les jeunes sont captivés par les séances de Patrice. On entend les mouches voler", raconte un dirigeant. Un caractère entier que Vincent Merling a décelé et aimé au premier rendez-vous. "Son nom est venu à moi" par une connaissance en 2011, alors que Collazo n'était qu'entraîneur des Espoirs du Racing où il avait fini sa carrière de joueur, se remémore le président du Stade Rochelais pour l'AFP. "Et il a suffi d'une rencontre. J'ai tout de suite apprécié l'homme et les qualités que je devinais", poursuit-il. "J'ai senti un homme de convictions, bourré de certitudes, ce qui peut ne pas être une qualité, mais sous son aspect fermé, très ouvert à l'écoute". La pioche est bonne pour le club que Collazo fait remonter en trois ans dans l'élite. Avant de jouer les premiers rôles trois ans plus tard en Top 14 avec une retentissante première place de saison régulière en 2017, et une défaite à la sirène en demi-finale contre Toulon (15-18). Et cette saison en Coupe d'Europe, où pour leur première participation, les Rochelais sont en tête de leur groupe avant de recevoir dimanche les Wasps (14h00). "Patrice a fait grandir le club et le club a fait grandir Patrice", souligne Merling. - Dur mais sensible - La plus grande "certitude" de Collazo, c'est sa haine de la défaite. En témoigne la convocation en urgence des joueurs pour une séance vidéo deux heures après leur retour de Gloucester (défaite 35-14) en Challenge européen en décembre dernier, une rencontre marquée par son coup de pied dans la glacière filmé à la mi-temps. Une semaine plus tard, ils remportaient le match retour avec le bonus offensif (42-13). "Patrice a horreur de la défaite, il ne lâche rien. C'est un homme dur mais d'une grande sensibilité en même temps. Il est exigeant mais juste, ce qui en fait sa valeur auprès de ses joueurs", décrypte encore Merling. Et ce n'est donc pas un hasard si sous ses ordres, de nombreux Rochelais (Atonio, Pelo, Gourdon, Goujon, Lacroix, Boughanmi...) ont endossé le maillot bleu. "Il me reprochait plein de choses aux entraînements. Il m'a poussé au cul", dit le troisième ligne Kevin Gourdon (15 sélections) qui le remercie aujourd'hui: "Il a toujours tout fait pour que j'aille le plus haut possible. Ce qu'il fait, c'est justifié. Je lui fais confiance même si je sais que des fois, ça me fait chier". Cette exigence de chaque instant, Collazo se l'inflige avant tout à lui-même. "Patrice a déjà accompli beaucoup de choses mais c'est un homme qui n'aura de répit que lorsqu'il aura atteint l'objectif qu'il s'est fixé avec le Stade Rochelais", assure Vincent Merling. A savoir, un titre.
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