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Boxe: Yoka décroche un 3e succès expéditif en Poids Lourds mais peu convaincant

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Boxe: Yoka décroche un 3e succès expéditif en Poids Lourds mais peu convaincant

Boxe: Yoka décroche un 3e succès expéditif en Poids Lourds mais peu convaincant
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Tony Yoka a obtenu samedi à Boulogne-Billancourt une victoire expéditive face au Belge Ali Baghouz, mais sans convaincre au vu de l’insigne faiblesse de l’opposition.

Dans une salle de la Seine Musicale qui accueillait sa première soirée de boxe, il n’a certes pas commis de fausse note pour son troisième combat mais n’aura pas mérité un rappel.

“Ce n’est que le début”, a déclaré un Yoka bravache sur le ring, sous les huées d’une partie de la foule, visiblement déçue d’une issue aussi rapide.

Le Français était accompagné de son équipe, composée d’une dizaine de personnes, qui paraissait pléthorique au regard de l’enjeu.

Le choix de Baghouz, videur à ses heures perdues, a priori une opposition moins consistante que l’Américain Jonathan Rice, battu aux points en octobre, avait étonné.

Le Belge, embauché 8.000 euros pour tenir son rôle de “vilain”, n’a pas fait longtemps illusion.

Dès la première reprise, il posait un genou à terre puis, une nouvelle fois touché, crachait son protège-dents après avoir reçu un violent crochet du droit.

Sauvé par le gong, il était ensuite proprement expédié dans le deuxième round, étant incapable de contenir un Yoka, plus grand de treize centimètres, et arrêté logiquement par l’arbitre.

- L’exemple de Joshua –

“Je voulais faire taire tous mes détracteurs qui parlaient de mon manque de puissance”, s’est justifié le Français.

Le champion olympique de Rio, qui devait amasser de l’expérience sur un format plus long en huit rounds, ne fera donc pas taire les critiques sur le niveau de ses victimes et l’exposition jugée excessive par certains que lui octroie Canal+.

“J‘écoute les conseils de Virgil Hunter sur le profil de mes adversaires, autrement à quoi bon s’entourer d’un entraîneur de ce niveau?”, a expliqué Yoka à propos du mentor d’Andre Ward, qui a dominé les super-moyens entre 2009 et 2015.

Une partie de ces reproches est infondée si on se réfère à l’ascension de l’actuel champion du monde WBC et IBF, Anthony Joshua, toutefois gérée de facon autrement plus discrète par son promoteur Eddie Hearn.

Le Britannique d’origine nigériane, médaillé d’or à Londres en 2012, avait attendu son 15e combat avant d’affronter un nom un tant soit peu dangereux, plus de deux ans après ses débuts en pros.

Yoka a en tout cas évolué une nouvelle fois devant du beau monde, symbole de son succès médiatique.

Etaient notamment présents la ministre des Sports Laura Flessel, le chanteur Yodelice, le footballeur Hatem Ben Arfa, l’ancien nageur Yannick Agnel, le pilote de F1 Pierre Gasly et l’inévitable Jean-Paul Belmondo.

- Oubaali au rendez-vous –

2018 doit lui permettre d’accélérer: cinq ou six combats sont prévus, dont plusieurs aux Etats-Unis lors de soirées où il ne serait pas la vedette.

“Cela me permettra de me confronter à un autre public et de commencer à m’exporter à l’international”, souligne Yoka.

Une émission de télévision, produite par Cyril Hanouna et destinée à dénicher les futurs talents pugilistiques de demain, est également dans les tuyaux.

L’année prochaine sera peut-être par ailleurs l’occasion pour sa compagne Estelle Mossely, championne olympique à Rio et mère de son fils Ali, de faire ses débuts chez les professionnels.

Un peu plus tôt dans la soirée, un autre des médaillés olympiques de Rio, Souleymane Cissokho, a remporté, par arrêt de l’arbitre à la septième reprise, son quatrième combat pro en super-welters contre l’Espagnol José Manuel Lopez Clavero.

Enfin, Nordine Oubaali, s’est encore davantage rapproché d’une chance mondiale chez les poids coqs en décrochant son treizième succès en autant de combats, par K.O. au septième round face au Philippin Mark Anthony Geraldo.

Privé injustement d’une médaille aux Jeux de Pékin puis de Londres, le natif de Lens peut espérer une revanche sur le sort en 2018.

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