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Paris-2024: Thobois confirmé pour seconder Estanguet au comité d'organisation, les statuts prêts

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Paris-2024: Thobois confirmé pour seconder Estanguet au comité d'organisation, les statuts prêts

Paris-2024: Thobois confirmé pour seconder Estanguet au comité d'organisation, les statuts prêts
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Tony Estanguet a confirmé le choix d’Etienne Thobois au poste de directeur général du futur comité d’organisation des jeux de Paris 2024, dont les statuts ont été approuvés par l’ensemble des partenaires de la candidature, a-t-on appris mardi de source proche du comité Paris 2024.

Déjà directeur général de la candidature, Etienne Thobois, 50 ans, faisait figure de grand favori pour continuer à seconder Tony Estanguet, et le poste lui était promis avant même la désignation de Paris comme ville hôte des jeux Olympiques d‘été par le CIO à Lima en septembre.

Mais depuis, il avait été contesté en coulisses et un appel à candidatures a été lancé, via un cabinet de recrutement. Après une première sélection, un jury, comprenant des représentants des comités olympique et paralympique français (Cnosf, Cpsf), de l’Etat et des collectivités a reçu quatre postulants mardi. Sans surprise, c’est Etienne Thobois qui a été retenu par Tony Estanguet, “un choix conforme” à l’avis du jury, selon la source proche du comité Paris 2024.

Ancien joueur de badminton — il a participé aux Jeux d’Atlanta en 1996 — Etienne Thobois a une solide expérience des événements sportifs (Mondiaux d’athlétisme 2003, Coupe du monde de rugby 2007) et a participé à la candidature malheureuse de Paris pour les Jeux de 2012, puis à celle victorieuse de Tokyo pour les JO de 2020 à l‘époque au sein de son entreprise de conseil Keneo.

Mediapart et le Canard enchaîné avaient pointé le fait que Keneo a ensuite été prestataire pour Paris-2024, mais Etienne Thobois s‘était défendu de tout conflit d’intérêts, en rappelant avoir coupé les ponts et vendu toutes ses parts de l’entreprise.

- Transparence –

Les parties prenantes de Paris-2024 ont également approuvé les statuts du futur comité d’organisation (Cojo), qui doit naître début 2018, après approbation du CIO. Ces statuts prévoient une majorité pour les représentants du mouvement sportif au sein du bureau, qui sera l’organe exécutif du Cojo, et au sein du conseil d’administration, aux côtés des pouvoirs publics et des collectivités.

Les statuts prévoient également un comité des rémunérations, un comité d‘éthique et un comité d’audit, a précisé la source. Depuis la victoire de Paris, le comité d’organisation a dû faire face à des polémiques sur le coût du voyage de la délégation française à Lima (1,5 millions d’euros révélés par Mediapart) et sur les futurs salaires des patrons du Cojo.

Dans le cadre de la loi olympique, dont l’examen débute mercredi à l’Assemblée nationale, le groupe LREM veut déposer un amendement pour plafonner la rémunération des patrons du Cojo à 200.000 euros annuels. Le projet de loi prévoit aussi que les patrons du Cojo seront soumis à des obligations de transparence et le comité d’organisation contrôlé par la Cour des comptes.

Le budget prévisionnel du Cojo, chargé d’organiser les jeux, est fixé à 3,8 milliards d’euros pour 2024, provenant du CIO, des sponsors et de la billetterie. Le budget d’investissement dans les équipements pérennes s‘élève lui à 3 milliards d’euros, dont 1,5 milliard d’argent public.

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