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Bartoli sur son retour: "La genèse vient de la journée la plus difficile de ma vie"

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Bartoli sur son retour: "La genèse vient de la journée la plus difficile de ma vie"

Bartoli sur son retour: "La genèse vient de la journée la plus difficile de ma vie"
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Marion Bartoli a expliqué mercredi que l’idée d’un retour sur le circuit professionnel avait germé en 2016 quand la joueuse alors retraitée a connu “la journée la plus difficile de (sa) vie”, privée de double à Wimbledon à cause d’un état de santé alarmant.

Q: Comment est née cette décision ?

R: “L’arrêt de ma première carrière en 2013 avait été un crève-coeur dans la mesure où je venais de remporter mon premier tournoi du Grand Chelem (à Wimbledon) et où j’avais l’impression enfin de tout maîtriser pour arriver à gagner ces grands tournois, réaliser mes rêves. J’ai dû malheureusement arrêter pour une blessure assez sévère à l‘épaule droite qui m’empêchait de continuer à jouer au plus haut niveau. Ca a été très difficile à accepter dans la mesure où tout s’arrêtait d’un coup alors que j’avais encore plein d’objectifs à réaliser. Après, s’il ne m‘était pas arrivé ce qui m’est arrivé en 2016 (perte de poids spectaculaire et hospitalisation pendant quatre mois et demi à cause d’un virus, ndlr), je ne pense pas que j’aurais eu ce sentiment aussi puissant de vouloir revenir sur les courts. La genèse vient de la journée la plus difficile de ma vie, quand le club de Wimbledon a décidé de ne pas m’autoriser à jouer le tournoi des Légendes parce qu’il pensait que je pouvais faire un arrêt cardiaque sur le terrain et mourir. A partir de ce moment-là, je me suis juré que si un jour j‘étais à nouveau en bonne santé, je voulais essayer de revivre ce que j’avais eu la chance de vivre trois ans auparavant quand j’avais gagné le tournoi. Ce qui m’a sauvée à ce moment-là, c’est le tennis, c’est de me raccrocher aux grands moments que j’ai vécus sur un court, c’est ce qui m’a tenue en vie. Ca a été le point de départ de mon raisonnement : me dire je vais finir ce que je n’ai pas pu finir en 2013.”

Q: Votre père a longtemps été votre entraîneur. Allez-vous travailler de nouveau avec lui ?

R: “Sur le plan tennistique, non. Mon papa a toujours une place importante dans toutes les décisions que je prends. Mais ça restera un soutien affectif.”

Q: Vous avez évoqué une reprise à Miami en mars, Roland-Garros et la Fed Cup comme objectifs. Vous placez la barre haut…

Q: “Mi-mars me paraît réaliste par rapport au reste des entraînements à faire et des progrès à effectuer. En tant que compétitrice, j’ai forcément des objectifs élevés. Après, ça reste pour l’instant des rêves. Le plus important pour moi aujourd’hui, c’est de continuer à m’entraîner, à progresser au quotidien, que mon corps soit prêt pour enchaîner les matches. Même si j’ai franchi beaucoup d‘étapes, il m’en reste encore beaucoup à franchir. Le jour où je rejouerai mon premier match, ce sera déjà une immense victoire après ce que j’ai traversé. Ce que je ferai sur les terrains, ce ne sera que du bonus. J’ai déjà eu la chance de gagner un tournoi du Grand Chelem, ça, personne ne pourra me l’enlever. Mais je pense vraiment avoir la capacité de faire encore de belles choses. L’objectif, c’est de rejouer pendant trois ans, jusqu’aux JO-2020.”

Q: Comment évaluez-vous votre niveau ?

R: “Sur le plan tennistique, je suis à 80-90 % de mon niveau de Wimbledon 2013. Physiquement, je pense qu’il me manque 40% de ce niveau. C’est à la fois pas beaucoup et énormément de travail.”

Q: A quoi ont ressemblé vos premières semaines d’entraînement ?

R: “La phase initiale a été dirigée par une équipe médicale. Le plus gros point d’interrogation, c‘était ma santé et mon épaule droite. Bernard Montalvan (le médecin des équipes de France de tennis, ndlr) a supervisé de façon continue mes premières semaines d’entraînement pour être sûr que j‘étais capable d’enchaîner les journées, d’encaisser des séances assez difficiles sans que ça nuise à ma santé. Il a fallu cette période de trois mois pour être sûr que j’avais la capacité cardiaque, musculaire et tendineuse. Aujourd’hui, j’ai le feu vert médical. Je n’ai pas l’impression de m’infliger quelque chose de surhumain. Je suis un programme certes difficile mais nécessaire pour atteindre le plus haut niveau. Je sais qu’il va falloir encore augmenter les doses. On n’est qu’au début.”

Propos recueillis en conférence de presse.

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