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Grève chez Ryanair en Allemagne: des retards mais pas de vols annulés

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Grève chez Ryanair en Allemagne: des retards mais pas de vols annulés

Grève chez Ryanair en Allemagne: des retards mais pas de vols annulés
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Le trafic aérien a été peu affecté vendredi par la grève des pilotes de Ryanair en Allemagne, un débrayage inédit “largement ignoré” d’après la compagnie irlandaise mais jugé satisfaisant par le syndicat Cockpit.

“9 de nos 36 vols opérés depuis l’Allemagne ce matin ont été retardés, mais il n’y pas eu d’annulations et Ryanair compte opérer tous ses vols prévus en Allemagne aujourd’hui”, s’est félicité Ryanair dans un communiqué.

La compagnie a également remercié ses pilotes “de faire (des) clients leur priorité et d’avoir largement ignoré la grève de VC”.

Ce débrayage des pilotes, organisé par le syndicat Vereinigung Cockpit (VC), était le premier chez la compagnie irlandaise à bas coûts en plus de 30 ans d’existence pour cette catégorie de personnel.

Il a eu lieu entre 05H00 (04H00 GMT) et 09H00 (08H00 GMT) et avait été présenté par le syndicat allemand comme une “grève d’avertissement”.

Ryanair avait invité dès jeudi soir ses clients à se présenter à l’aéroport, promettant que tous les vols seraient assurés.

Le syndicat Vereinigung Cockpit a à l’inverse jugé que le débrayage avait été un succès. “Près de la moitié des vols concernés ont décollé avec un net retard et pour les autres vols, Ryanair a fait appel à des pilotes qui n‘étaient pas appelés à faire grève, comme des pilotes n‘étant pas en CDI ou, comme à Francfort, des pilotes en période d’essai”, a déclaré dans un communiqué Markus Wahl, porte-parole du syndicat.

Cockpit s’est engagé à ne pas reconduire de grève avant le 27 décembre, une fois les fêtes de Noël terminées en Allemagne.

“La probabilité de nouvelles grèves après Noël dépend entièrement de la direction de Ryanair”, appelée à discuter avec Cockpit “d‘égal à égal”, a souligné Ingolf Schumacher, président de la politique tarifaire chez Cockpit.

Après une première rencontre entre la direction de Ryanair et Cockpit mercredi, le syndicat avait accusé la compagnie de ne pas être réellement intéressée par des négociations salariales et de seulement jouer la montre pour éviter des débrayages autour des fêtes de Noël.

Selon Cockpit, la réunion avait tourné court car Ryanair refusait la présence à la table des négociations de 2 des 5 membres de la commission tarifaire du syndicat.

Habituée des provocations, la compagnie irlandaise s’est excusée vendredi auprès de ses clients pour tout désagrément causé par “cette grève injustifiée et non nécessaire menée par un petit nombre de pilotes organisés par le syndicat de pilotes de Lufthansa”.

La reconnaissance de Vereinigung Cockpit par Ryanair comme interlocuteur pour la défense des intérêts des pilotes allemands de la compagnie est justement au cœur du bras de fer actuel.

Confrontée à un vaste mouvement de contestation sociale en Europe, la compagnie avait amorcé vendredi dernier un virage à 90 degrés en se disant prête à reconnaître des syndicats, au moment où le climat social se chargeait et où elle faisait face à la menace de grèves historiques de ses pilotes en Italie, en Irlande ou encore au Portugal.

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