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Violents combats et raids aériens près de Damas, des dizaines de morts (ONG)

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Violents combats et raids aériens près de Damas, des dizaines de morts (ONG)

Violents combats et raids aériens près de Damas, des dizaines de morts (ONG)
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L’armée syrienne a lancé jeudi une offensive pour briser le siège d’une de ses bases encerclée par des jihadistes dans la Ghouta orientale, près de Damas, où des dizaines de personnes ont par ailleurs péri dans des raids et des attaques ces dernières 24 heures, a indiqué une ONG.

Dans la Ghouta orientale, 29 civils ont péri mercredi, la plupart dans des raids de l’aviation russe qui soutient le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). En représailles, le groupe rebelle Jaich al-Islam a tué jeudi 14 soldats dans des attaques contre des barrages militaires près de la Ghouta.

Cette région à l’est de Damas, assiégée par le régime depuis 2013, est notamment contrôlée par le groupe jihadiste Fateh al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, et par les groupes rebelles islamistes Ahrar al-Cham et Jaich al-Islam.

Jeudi, les forces du régime tentaient de briser le siège de “la Direction des Blindés, la seule base militaire du régime dans la Ghouta orientale” et de violents combats se déroulaient entre soldats et groupes jihadistes et rebelles, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Plus de 250 militaires seraient pris au piège dans cette base située dans la localité de Harasta à la périphérie de la Ghouta, tout près de Damas, fief du régime, a-t-il précisé. La base a été encerclée en début de semaine après une offensive menée par Fateh al-Cham et les groupes rebelles.

La télévision d’Etat syrienne a confirmé “un assaut des unités de l’armée pour briser le siège de la Direction des blindés”.

Quelque 400.000 personnes vivent dans la Ghouta orientale, dernier fief des insurgés près de la capitale syrienne touché par de graves pénuries alimentaires et médicales et soumis à des bombardements.

- Frappes russes –

Mercredi à Misraba, une autre localité de la Ghouta, 29 civils ont été tués dans les bombardements, dont 20 dans des frappes aériennes russes, selon l’OSDH. Sept enfants, onze femmes et un secouriste figurent parmi les victimes.

Dans un hôpital de Douma, autre ville de la Ghouta orientale, un correspondant de l’AFP a vu des secouristes acheminer des blessés de Misraba, pour la plupart des femmes et des enfants.

L’hôpital a dû rappeler des médecins qui étaient en congé “en raison du grand nombre de victimes”, selon une source médicale.

Le soutien russe à Damas a permis au régime de multiplier les victoires militaires face aux rebelles et aux jihadistes.

Selon M. Abdel Rahmane, les “frappes russes ont visé des immeubles d’habitation à Misraba”.

“Depuis plus d’un mois, le régime concentre ses troupes pour attaquer la Ghouta”, a assuré à l’AFP Mohamed Allouche, un responsable de Jaich al-Islam.

Les violences ont touché également la capitale Damas, où une femme a été tuée et 22 personnes blessées dans la chute d’un tir d’obus tiré par les rebelles sur la vieille ville, selon l’agence officielle Sana.

La semaine dernière, 29 civils gravement malades ont été évacués de la Ghouta orientale en échange de la libération par les rebelles de 29 détenus, conformément à un accord conclu entre régime et insurgés.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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