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Syrie: le régime poursuit ses offensives dans deux bastions rebelles

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Syrie: le régime poursuit ses offensives dans deux bastions rebelles

Syrie: le régime poursuit ses offensives dans deux bastions rebelles
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Le régime syrien a accentué lundi la pression sur deux importants bastions rebelles, avec des frappes aériennes meurtrières près de Damas et une offensive pour reprendre un aéroport militaire stratégique dans le nord-ouest du pays.

Au moins 20 civils ont été tués dans des raids du régime et de son allié russe et dans des tirs d’artillerie sur des localités de la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de Damas, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Assiégée depuis 2013 par les forces du régime, la Ghouta est quasi-quotidiennement visée par des bombardements meurtriers. Ses 400.000 habitants sont victimes de graves pénuries de médicaments et de nourritures.

A Douma, la grande ville de la région, 12 personnes ont trouvé la mort, dont une femme et ses trois enfants, selon l’OSDH.

Dans une morgue de la ville, des secouristes enroulaient de linceuls blancs les corps de plusieurs victimes, dont ceux d’enfants déchiquetés par les frappes, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des parents qui venaient de perdre leur fils hurlaient son nom dans un hôpital, alors que les secours continuaient d’apporter des blessés, dont certains meurent avant même de pouvoir recevoir les premiers soins.

- Marché visé –

“J‘étais au marché avec mon père, on vendait de la menthe, du persil et des oignons. Soudain, j’ai vu que je saignais du pied, et mon père était blessé à la tête”, raconte Ahmed Hatem, jeune adolescent de 11 ans, assis à même le sol, le visage grimaçant de douleur.

Les raids interviennent alors que le régime a réussi dans la nuit à mettre fin au siège imposé par des jihadistes et des rebelles à sa seule base militaire de la région.

Située près de la ville de Harasta, la “Direction des blindés” accueille près de 250 militaires.

Elle était encerclée depuis le 31 décembre par des rebelles islamistes et le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, dominé par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda.

“Les unités ont immédiatement commencé une nouvelle opération militaire dans l’objectif d‘élargir le périmètre de sécurité autour de la Direction”, a précisé l’agence officielle Sana.

Grâce au soutien militaire de l’allié russe, le régime de Bachar al-Assad a multiplié les victoires sur le terrain, réussissant à asseoir son pouvoir aujourd’hui sur plus de la moitié du pays.

- Aéroport stratégique –

Dimanche avait déjà été une journée meurtrière pour la population civile.

Au moins 21 personnes, dont huit enfants, avaient péri dans des raids du régime et de son allié russe contre plusieurs localités de la province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays, selon l’OSDH.

L’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, détermine les auteurs des raids à partir du type d’avion utilisé, du lieu de la frappe, des plans de vol et des munitions utilisées.

Le régime mène depuis le 25 décembre une offensive pour reconquérir le sud-est d’Idleb, seule province qui échappe entièrement à son contrôle et est aujourd’hui dominée par Hayat Tahrir al-Cham.

En prenant le sud-est d’Idleb, l’objectif pour le régime est de “sécuriser” une route qui relie Alep, deuxième ville du pays, à la capitale Damas, selon l’OSDH.

Les troupes gouvernementales se trouvent à 11 km de l’aéroport militaire d’Abou Douhour, leur prochaine cible, a indiqué l’ONG.

S’il est reconquis, cet aéroport deviendra la première base militaire aux mains du régime dans la province.

Ailleurs dans cette région, les opérations de secours se poursuivaient dans la ville d’Idleb au lendemain d’une explosion d’origine indéterminée ayant frappé le quartier général de combattants jihadistes asiatiques.

L’explosion a fait 43 morts, dont 28 civils, selon un nouveau bilan de l’OSDH.

Le quartier général des “Soldats du Caucase” faction composée de centaines de combattants d’Asie centrale a été totalement détruit, et les bâtiments environnants sévèrement endommagés.

La présence de ces combattants étrangers en Syrie vient illustrer la complexité de la guerre qui ravage le pays depuis 2011.

Le conflit, qui implique aujourd’hui plusieurs puissances régionales, a morcelé le territoire syrien et fait plus de 340.000 morts.

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