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Près de 25 civils tués dans des bombardements près de Damas

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Près de 25 civils tués dans des bombardements près de Damas

Près de 25 civils tués dans des bombardements près de Damas
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Au moins 24 personnes, dont 10 enfants, ont péri mardi en Syrie dans des raids et tirs du régime et de son allié russe sur la Ghouta orientale, dernières victimes civiles en date dans cette région rebelle régulièrement bombardée.

Dans la Syrie ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, le responsable de l’ONU chargé des Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a entamé sa première visite pour voir par lui-même l’impact du conflit sur les civils.

Assiégée depuis 2013 par le régime et touchée par de graves pénuries de nourriture et de médicaments, la Ghouta orientale a été mardi la cible de nouveaux bombardements meurtriers.

Vingt-quatre civils dont dix enfants sont morts dans les raids aériens menés par les aviations syrienne et russe et les tirs d’artillerie, selon un dernier bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

En représailles aux raids, les rebelles ont tiré des obus sur deux quartiers de la capitale Damas, un fief du régime, où quatre personnes ont péri, selon les médias étatiques.

Les frappes les plus meurtrières dans la Ghouta orientale ont touché la localité de Hamouria, où 13 civils ont péri, selon l’OSDH. Sept sont morts à Douma.

- Un responsable de l’ONU à Damas –

Après les raids, les secouristes ont tenté de sauver les habitants sous les décombres. A Hamouria, un secouriste est sorti difficilement d’une ouverture au milieu des ruines tenant entre ses bras un enfant, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Ailleurs, un homme dont le bas du corps est pris au piège des gravats, attend patiemment qu’on le libère; à ses côtés un secouriste creuse à l’aide d’une pioche.

La Ghouta orientale (quelque 400.000 habitants)est la cible de bombardements quasi-quotidiens du régime et de l’allié russe qui ont fait des dizaines de morts ces dernières semaines.

Pour sa première visite en Syrie, Mark Lowcock a rencontré à Damas le chef de la diplomatie Walid Mouallem, selon l’agence officielle syrienne Sana.

Il doit, selon un communiqué de ses services, “évaluer la réponse humanitaire et discuter de l’amélioration de l’accès et de la distribution” de l’aide aux civils. Il se rendra mercredi à Homs (centre) pour rencontrer “des gens qui ont directement souffert des conséquences de la crise, et ont besoin d’une aide vitale”.

Déclenché par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication d’acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

- Bombardements israéliens –

Sur un autre front de ce conflit complexe, l’armée israélienne a ciblé des positions militaires du régime de Bachar al-Assad, près de la capitale Damas, selon des sources militaires syriennes.

L’armée israélienne a mené avant l’aube des frappes aériennes et a tiré des missiles sur des positions militaires dans la région de Qoutayfé, au nord-est de Damas, selon l’agence Sana qui n’a pas fait état de victimes. L’armée syrienne a “touché” un avion israélien, a-t-elle précisé.

L’armée israélienne n’a pas confirmé les bombardements.

Depuis le début du conflit en 2011, Israël a lancé plusieurs raids contre l’armée syrienne et le mouvement chiite libanais du Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu et qui combat au côté du régime syrien.

Selon l’OSDH, les frappes ont visé des dépôts d’armes de l’armée syrienne et du Hezbollah pro-iranien, entraînant “des incendies”.

C’est grâce à l’implication de la Russie principalement que le régime syrien a renversé la donne et multiplié les victoires face aux rebelles et jihadistes, jusqu‘à reprendre le contrôle de plus de la moitié du pays.

Les forces prorégime mènent actuellement une offensive à Idleb (nord-ouest), la seule province du pays à échapper entièrement à son contrôle, et dominée par les jihadistes de l’ex-branche d’Al-Qaïda.

La Turquie, soutien des insurgés, a dénoncé cette offensive, accusant le régime de viser également des rebelles “modérés” et estimant que cela risquait de “saboter” le processus politique visant à mettre fin au conflit. En signe de protestation, Ankara a convoqué les ambassadeurs de Russie et d’Iran, un autre allié du régime syrien.

La Russie veut organiser un dialogue national syrien entre régime et opposition les 29 et 30 janvier à Sotchi, mais plusieurs groupes rebelles avaient rejeté une telle rencontre. Mardi, le négociateur en chef de l’opposition, Nasr Hariri, a affirmé qu’un nouveau round de discussions intersyriennes est prévu le 21 janvier à Genève sous l‘égide de l’ONU, mais l’organisation internationale n’a pas confirmé cette date.

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