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Dopage mécanique: la justice française enquête sur le cyclisme professionnel (médias)

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Dopage mécanique: la justice française enquête sur le cyclisme professionnel (médias)

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Le parquet national financier (PNF) a lancé des investigations sur des soupçons d’escroquerie et de corruption dans le cyclisme professionnel, notamment au moyen de moteurs dissimulés dans les vélos, information révélée en décembre par le Canard Enchaîné et confirmée mercredi par Le Monde.

Le PNF, au terme de sa propre enquête préliminaire, a ouvert à l‘été 2017 une information judiciaire confiée aux juges d’instruction du pôle financier à Paris, Claire Thépaut et Serge Tournaire, a révélé le Canard Enchaîné dans son édition du 20 décembre.

Selon l’hebdomadaire, les enquêteurs soupçonnent qu’“un pacte de corruption scellé au plus haut niveau international aurait profité à de très grands coureurs”. “Ils épluchent les liens entre équipes internationales, sociétés privés et hautes instances du cyclisme”, assure le journal satirique.

Mercredi, Le Monde a confirmé l’existence d’investigations suivies par le PNF et confiées à la gendarmerie, “au moins depuis l‘été 2017”.

Faute d’existence dans le droit français d’un délit pour lutter contre la fraude technologique, les enquêteurs doivent établir s’il “y a eu, de la part des coureurs professionnels ciblés, escroquerie ou tentative d’escroquerie”, par l’usage de moteurs miniatures cachés dans les vélos de courses, affirme le quotidien.

Contacté, le PNF a refusé de répondre aux questions de l’AFP.

En 2016, la Fédération française de cyclisme (FFC), déjà confrontée au dopage biologique, avait prôné la création d’un délit pénal spécifique pour lutter contre le dopage mécanique.

Un premier cas prouvé d’un vélo aidé par un moteur dissimulé, en janvier 2016 aux Mondiaux de cyclo-cross, avait valu à la Belge Femke Van den Driessche une suspension de six ans par l’Union cycliste internationale (UCI).

En France, le premier cas avéré d’une telle fraude technologique a été détecté lors d’une course amateur, le 1er octobre en Dordogne.

Le coureur, visiblement de longue date dans le viseur du correspondant régional de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), s‘était vu contrôlé par les arbitres de cette course de catégorie modeste mais néanmoins homologuée par la FFC.

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