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En visite en Syrie, un responsable de l'ONU veut un meilleur accès à l'aide humanitaire

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En visite en Syrie, un responsable de l'ONU veut un meilleur accès à l'aide humanitaire

En visite en Syrie, un responsable de l'ONU veut un meilleur accès à l'aide humanitaire
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Le responsable de l’ONU chargé des Affaires humanitaires a appelé jeudi à améliorer la distribution d’aides aux habitants des zones assiégées en Syrie, s’inquiétant face à la situation dans la Ghouta orientale, enclave rebelle quotidiennement bombardée par le régime.

Nommé en septembre secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock a débuté mardi une visite de trois jours en Syrie, sa première dans le pays ravagé depuis 2011 par une guerre meurtrière.

Lors d’une conférence de presse, M. Lowcock a réclamé “trois ou quatre convois” d’aides par semaine, “chargés de nourriture et de médicaments, pour fournir une assistance aux quelque 2,5 millions de personnes qui se trouvent dans des zones assiégées ou difficiles d’accès”.

En Syrie, plusieurs localités sont assiégées, en majorité par les forces du régime, et aucune aide humanitaire ne peut y entrer sans l’autorisation du pouvoir de Bachar al-Assad.

“Nous avons besoin d’un accès régulier à toutes les personnes dans le besoin”, a insisté M. Lowcock, dans sa déclaration à Damas à l’issue de sa visite en Syrie.

“J’espère voir prochainement un certain nombre de développements positifs, nous permettant de maintenir et améliorer notre effort d’aide cette année”, a-t-il souligné.

Il s’est dit “particulièrement préoccupé par le sort de la population assiégée de la Ghouta orientale”, enclave rebelle à l’est de Damas, bombardée quotidiennement par les forces du régime.

Les quelque 400.000 habitants de la Ghouta vivent une grave crise humanitaire, alors qu’ils subissent au quotidien des pénuries de nourriture et de médicaments.

Au moins trois civils ont été tués jeudi dans des tirs d’artillerie ou frappes aériennes visant la Ghouta, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

M. Lowcock a également réitéré un appel pour “l‘évacuation médicale de centaines de personnes gravement malades, prise au piège dans la Ghouta orientale”.

Fin décembre, 29 patients dans un état critique ont pu quitter la Ghouta, conformément à un accord conclu entre régime et insurgés.

Un chiffre encore très éloigné des 500 personnes que l’ONU appelle à évacuer depuis plusieurs semaines. Avec les retards et blocages sur ce dossier, 16 patients sont déjà morts depuis novembre.

Déclenché par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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