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Ski: pour dompter le Lauberhorn, il faut avoir une bonne descente

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Ski: pour dompter le Lauberhorn, il faut avoir une bonne descente

Ski: pour dompter le Lauberhorn, il faut avoir une bonne descente
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La plus ancienne et la plus longue: la descente du Lauberhorn, au programme de la Coupe du monde de ski depuis plus de 50 ans, est aussi l’une des plus éprouvantes du circuit et a vu s’imposer les plus grands.

En janvier 1967, le Français Jean-Claude Killy y remportait la première descente de la toute jeune Coupe du monde, et s’imposait aussi en slalom.

Depuis lors, les légendes de la discipline ont (presque toutes) inscrit leur nom au palmarès: l’Autrichien Franz Klammer à trois reprises entre 1975 et 1977, le Luxembourgeois Marc Girardelli, les Suisses Bruno Kernen et William Besse ou plus récemment l’Autrichien Hermann “Herminator” Maier (1998) et l’Américain Bode Miller (en 2007 et 2008).

La plus longue (4.455 m) descente du circuit, disputée dans les Alpes bernoises au pied de trois sommets (Eiger, Mönch et Jungfrau) a toujours réservé des événements hors du commun, que certains passages ont gardé en mémoire.

Ainsi, le “Kernen-S”, un enchaînement de deux virages à 90 degrés, porte le nom du skieur suisse qui y avait lourdement chuté avant de s’imposer en 2003.

Le “coin des Canadiens”, une longue courbe, a vu trois “Crazy Canucks” mordre la neige en 1976. Ken Read fut finalement le premier Canadien à s’y imposer en 1980.

“C’est une piste que j’aime beaucoup, une piste à l’ancienne, mythique, sur laquelle on a plaisir à skier”, confie à l’AFP le Français Adrien Théaux, meilleur temps jeudi de la seconde séance d’entraînement et ambitieux pour la descente programmée samedi.

Vainqueur de trois descentes dans sa carrière, dont la dernière en 2016 à Santa Caterina (Italie), Théaux, 33 ans, meilleur descendeur tricolore actuel, ne s’est jamais imposé à Wengen, avec pour meilleur résultat une 7e place en 2016.

- “On n’a plus de jambes” –

“Le Lauberhorn, c’est différent des autres descentes. D’abord parce qu’elle est longue. Ici on se demande surtout dans quel état on va finir car au bout de 2 minutes 30 secondes de course, contre 2 minutes sur les autres pistes, on n’a plus de jambes, juste de l’acide lactique. Physiquement, c’est hyper exigeant”, explique le médaillé de bronze en super-G aux Mondiaux-2015.

Le passage le plus emblématique de cette descente qui réunit chaque année des dizaines de milliers de spectateurs se nomme le “Rocher du Chien” (“Hundschopf”): les descendeurs s’y faufilent dans un étroit couloir entre deux rochers et sautent dans le vide d’une hauteur qui peut atteindre 15 mètres mais qui a été réduite cette année.

Depuis 1930 et la première descente, rien n’a vraiment changé à cet endroit, à part des aménagements de sécurité.

“Il y a aussi de très jolis sauts à Vail, Bormio, Beaver Creek. Mais le Hundschopf est un cas à part”, expliquait jeudi dans le journal Le Matin, le Suisse Didier Défago qui s’y est imposé en 2009. “Après avoir décollé normalement dans la pente, tu fais un petit survol, puis subitement c’est comme si tu tombais dans un trou”.

Annulée l’an passé en raison des trop fortes chutes de neige, la descente de samedi verra encore des hordes de supporteurs pacifiques déferler sur le petit village de Wengen, accessible uniquement par un petit train à crémaillère.

Tous attendront qu’un Helvète s’y impose pour succéder à Patrick Küng, dernier vainqueur suisse en 2014, alors que le Norvégien Aksel Lund Svindal avait triomphé en 2016.

Quant au dernier Français à l’avoir domptée, il faut remonter à 1970 pour le trouver, en la personne d’Henri Duvillard. Luc Alphand s‘était lui contenté de deux 2e places, en 1997 et 1998.

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