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PSG: à Lyon, un championnat et des polémiques à étouffer, même sans Neymar

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PSG: à Lyon, un championnat et des polémiques à étouffer, même sans Neymar

PSG: à Lyon, un championnat et des polémiques à étouffer, même sans Neymar
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Revenir à la vérité du terrain, même sans Neymar: le PSG, parasité par les polémiques et privé de son magicien brésilien a cause d’une “douleur à la cuisse”, a l’occasion de plier la Ligue 1 dès dimanche (21H00) à Lyon, pour recentrer les débats sur ses performances sportives.

. Les ‘fake news’ d’Aulas

Sur le plan comptable, tout va bien à Paris. Et en cas de succès contre le club lyonnais, 2e avant le début de la 22e journée, l’intouchable leader de L1 pourra compter 12 points d’avance sur son premier poursuivant. Soit aussi bien que ses concurrents européens Manchester City, et le Bayern Munich, qui dominent largement leurs championnats respectifs avec une avance presque similaire.

Une victoire parisienne lors du premier gros test sportif de l’année 2018 serait aussi une réponse à l’influent président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Ce dernier, comme à son habitude, a envoyé quelques piques avant la réception de son rival — sur le terrain de la domination économique encore une fois — au point d’irriter l‘état-major parisien.

Sur son compte Twitter, le PSG a dénoncé les “fake news” de l’omniprésent président lyonnais, qui a mis en cause “l’inflation dangereuse que le PSG crée en France dans la bulle du football” dans les colonnes du Parisien.

. Le retour du “penaltygate”

Il faut dire que la semaine parisienne a déjà été agitée par les sifflets d’une partie du public parisien contre Neymar, qui a préféré s’offrir un quadruplé lors de la victoire historique contre Dijon (8-0) plutôt que de laisser la possibilité à Edinson Cavani de devenir, sur un penalty que s‘était procuré l’Uruguayen, le meilleur buteur de l’histoire du club.

Le Brésilien a préféré gonfler ses “stats” personnelles, s’exposant à des sifflets qui ont révéillé le souvenir amer du “penaltygate” du 17 septembre dernier, contre Lyon, déjà. Devant son public, Neymar s‘était chamaillé avec Cavani pour essayer de tirer un penalty à sa place, avant de laisser l’Uruguayen tenter sa chance… sans succès.

Neymar senior, le père et conseiller de la star brésilienne, a réagi en ces termes à ces sifflets dans la nuit de vendredi à samedi: “Nous, la famille et les amis, on entend tout… Les applaudissements et les sifflets… Et nous t’avons vu toujours avancer et avec la tête haute. Mets ton casque et n’oublie pas d‘être heureux! Amuse-toi mon fils!”, a-t-il écrit samedi sur son compte Instagram, accompagné d’une vidéo compilant les plus beaux exploits techniques de son fils.

Interrogé en conférence de presse sur les stigmates que pouvaient laisser ces deux épisodes, l’entraîneur parisien Unai Emery a préféré éluder le sujet en mettant en avant l’intérêt collectif: “Nous parlons des choses collectives quand nous préparons les matches. Toutes les stats individuelles sont bonnes quand elles sont là pour aider l‘équipe”.

“J’ai maintenu mon idée, ma personnalité et les choses comme ça, j’en parle à l’intérieur, avec le groupe. Mais tous les joueurs ont un rôle. Sur les pénalties, pour moi c’est clair, et je préfère ne pas le dire”, a-t-il ajouté.

. Pas de duel entre Neymar et Fekir

En tout état de cause, ce n’est pas le Brésilien qui frappera un éventuel coup de pied de réparation dimanche: Neymar, qui était resté aux soins vendredi, a déclaré forfait pour la rencontre samedi soir, en raison d’une “douleur à la cuisse droite”, selon son club.

Cette absence va-t-elle peser sur le match contre Lyon? Dans le sillage d’un Nabil Fekir au sommet de son art avec 15 buts inscrits en L1 le même total que Neymar, les hommes de Bruno Genesio impressionnent et ont conquis mercredi un 7e succès de rang à l’extérieur, mercredi face à Guingamp (2-0) mercredi.

En l’absence du ‘Ney’, les deux retardataires de janvier, Javier Pastore et Edinson Cavani, auront peut-être l’occasion de jouer les hommes providentiels. Le premier a fait son retour dans le groupe parisien pour la première fois en 2018, tandis que Cavani aura une nouvelle occasion de rentrer dans l’histoire du PSG en cas de but, synonyme de 157e réalisation avec le PSG et de record battu.

Histoire de mettre un terme à toutes les polémiques ouvertes depuis janvier, et de se préparer en toute sérénité pour le double choc de Ligue des champions contre le Real Madrid le 14 février et 6 mars.

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