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NBA: Ntilikina vit à fond son rêve américain

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NBA: Ntilikina vit à fond son rêve américain

NBA: Ntilikina vit à fond son rêve américain
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Depuis trois mois, le nouveau phénomène du basket français Frank Ntilikina vit un rêve: “C’est du pur bonheur”, sourit le meneur des New York Knicks qui, à 19 ans, se fait doucement un nom dans le Championnat le plus relevé de la planète.

Dans les vestiaires du Staples Center, il range soigneusement ses affaires quand la plupart de ses coéquipiers, déçus par la lourde défaite contre les Lakers (127-107), ont jeté en boule leurs short et bas dans un coin.

Le N.11 des Knicks a lui aussi du mal à digérer le déroulement du match et ses statistiques mitigées (7 pts et 3 passes décisives en 18 minutes de jeu), mais l’ancien Strasbourgeois, toujours très posé et réfléchi, voit plus loin.

“Le potentiel est là, on est une équipe en recherche de constance, en recherche d’expérience”, analyse-t-il.

Les Knicks qui n’ont plus participé aux play-offs depuis 2013, alternent en effet le bon et le moins bon.

Dixièmes de la conférence Est (21 v-26 d), ils sont capables de s’imposer à Cleveland, de dominer les Clippers, Oklahoma City ou Toronto, comme d’enchaîner quatre défaites en huit jours ou de s’incliner chez la lanterne rouge, Atlanta.

Le constat vaut aussi pour Ntilikina: le 15 janvier dernier, il s’est offert son premier “double double” (2 catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 10 points et 10 passes décisives contre Brooklyn, mais il est resté muet lors de quatre de ses sept dernières sorties.

“C’est un processus, pas mal de rookies passent par là, cette recherche de constance est primordiale, il y a pas mal des choses que je ne contrôle pas non plus. En tant que meneur européen, c’est différent, mais cela va bien aller”, insiste-t-il.

- 45 matches en trois mois –

Son entraîneur Jeff Hornacek ne dit pas le contraire: “Il a cette capacité à rebondir et à comprendre vite les choses”, apprécie-t-il.

Choisi par les Kicks en 8e position de la draft en juin dernier —du jamais vu pour un Français—, Ntilikina était attendu et ne déçoit pas, même si ses statistiques —5,3 points, 2,3 rebonds, 3,5 passes décisives et 1,1 interception par match— ne sont pas aussi clinquantes que celles d’autres “rookies” comme Donovan Mitchell (Utah), Lonzo Ball (Lakers) ou Dennis Smith Jr (Dallas).

“Je suis une personne ambitieuse, j’aimerais que cela se passe mieux, à tous les niveaux, j’aimerais un peu plus de tout”, admet-il volontiers.

La pause de quelques jours mi-février à l’occasion du All Star Game va lui permettre de recharger ses batteries après avoir disputé 45 matches depuis fin octobre.

Mais le bilan de ces trois premiers mois en NBA et aux États-Unis reste largement positif: “C’est super. La NBA, c’est jouer au basket pratiquement tous les jours, c’est voyager, c’est faire de sa passion son job”.

“C’est un pays où je rêvais de vivre, sans même jouer au basket, je voulais vivre ce rêve américain”, rappelle-t-il.

Alors que des rumeurs prêtent l’intention aux Knicks de recruter dans les jours à venir un autre meneur qui pourrait être le prolifique Kemba Walker (Charlotte), Ntilikina ne s’en soucie guère.

“Je sais que je peux faire de grandes choses dans cette ligue”, conclut le champion d’Europe 2016 des moins de 18 ans.

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