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Donald Trump, "VRP" des Etats-Unis, clôt le Forum de Davos

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Donald Trump, "VRP" des Etats-Unis, clôt le Forum de Davos

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Il veut se faire le VRP de “L’Amérique d’abord” et séduire une audience pourtant allergique à son programme protectionniste: Donald Trump clôt vendredi le Forum de Davos par un discours très attendu.

Toute la station de ski huppée spécule depuis mardi sur le message que va délivrer l’imprévisible président américain, lui qui souffle le chaud et le froid en permanence.

Par exemple sur l’immigration. La Maison Blanche a par exemple annoncé jeudi, alors que la nuit était tombée depuis longtemps sur Davos, que son locataire ouvrait la voie à la naturalisation de 1,8 million de sans papiers.

Et, dans le même élan, qu’il allait demander un financement de 25 milliards de dollars au Congrès pour la construction d’un mur frontalier avec le Mexique.

“Si vous ne vous faites pas le VRP de votre entreprise ou de votre pays, ça ne marche pas”, a dit Donald Trump, 71 ans, aux chefs d’entreprises européens avec lesquels il a dîné jeudi soir en marge du Forum économique mondial.

En 2017, ce grand rendez-vous des maîtres de la finance mondiale et des dirigeants politiques avait été frappé d’effroi par le discours très agressif de Donald Trump lors de sa cérémonie d’investiture.

Un an plus tard, le milliardaire républicain aura bien du mal à dissiper cette impression auprès d’une audience acquise au libre-échange et au multilatéralisme, des principes qu’il pourfend régulièrement.

“Le vrai message, c’est que nous voulons une grande prospérité et une grande paix” a dit Donald Trump jeudi. “Beaucoup reviennent aux Etats-Unis. Nous constatons d‘énormes investissements”.

Face à lui, des PDG tels que Joe Kaeser (Siemens), Mark Tucker (HSBC) ou Patrick Pouyanné (Total), qui n’ont certainement rien à redire à la forte baisse des impôts sur les sociétés décidée aux Etats-Unis. Ni aux niveaux records de Wall Street.

Tous ont mis en avant lors du dîner leurs emplois et investissements aux Etats-Unis, tandis que le président américain, tout sourire, louait leurs succès économiques.

Hors de leur vue, l’ONG Greenpeace a elle accueilli Donald Trump à sa façon, projetant sur les montagnes enneigées des slogans l’apostrophant sur sa politique climatique ou ses diatribes contre les migrants.

Le président américain et ses lieutenants ont donné des signaux contrastés depuis mardi, alors que Davos applaudissait des discours favorables au libre-échange, et débattait des pandémies, des droits des femmes, de l’intelligence artificielle.

Les Etats-Unis ont par exemple décidé de taxer certaines importations asiatiques tandis que le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a déclaré que les “troupes américaines montaient au front” dans un contexte de “guerre commerciale”.

Dans ce contexte, Donald Trump a donc surpris beaucoup en monde en confiant à la chaîne CNBC être prêt à adhérer au partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP pour son acronyme en anglais) dont il avait pourtant claqué la porte il y a tout juste un an.

Le président américain a aussi éteint l’incendie allumé par son administration sur le marché des changes.

“Je veux voir un dollar fort”, a affirmé M. Trump à CNBC, estimant que les récentes déclarations de son secrétaire d’Etat au Trésor Steven Mnuchin sur les bénéfices d’un dollar faible avaient été “prises hors contexte”.

Le billet vert, qui s‘était fortement affaibli, est immédiatement remonté, de quoi rassurer les partenaires commerciaux des Etats-Unis, déjà prêts à crier à la guerre des changes.

Les participants qui l‘écouteront vendredi “attendent si peu de lui qu’ils lui seront reconnaissants du moindre propos conciliant”, prévoit Robert Kaplan, du Center for a New American Security.

Selon lui, Davos a de toute façon déjà jeté son dévolu sur le président français Emmanuel Macron et sur la chancelière allemande Angela Merkel. Ils auraient “raflé la mise” mercredi en opposant leur modèle de mondialisation vertueuse à “L’Amérique d’abord” de Donald Trump.

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