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Ski: les autres n'y ont vu que du Feuz à Garmisch

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Ski: les autres n'y ont vu que du Feuz à Garmisch

Ski: les autres n'y ont vu que du Feuz à Garmisch
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Vainqueur à Wengen, deuxième à Kitzbühel, et vainqueur de nouveau samedi à Garmisch-Partenkirchen: le Suisse Beat Feuz a réussi un mois de janvier quasi-parfait sur les descentes de coupe du monde et fera figure de favori pour le titre olympique à Pyeonchang.

Sur la célèbre “Kandahar” de la station allemande, la dernière descente avant les Jeux (9-25 février), le Suisse a devancé en 1 min 55 sec 39/100 l’Italien Dominik Paris et l’Autrichien Vincent Kriechmayr, à égalité à 18/100.

Avec cette victoire, la dixième de sa carrière (7 en descente et 3 en Super-G), il s’empare du dossard rouge de leader de la coupe du monde de descente, aux dépends de son grand rival norvégien Aksel Lund Svindal, qui rate de peu le podium en terminant 4e à 28/100.

Les Français repartent avec un bilan mitigé: Brice Roger, sur la lancée de sa belle septième place à Kitzbühel, rentre de nouveau dans le top-10 (9e, à 83/100). Adrien Théaux termine 13e, Johan Clarey 19e et Maxence Muzaton 21e.

“J’avais fait deux bons entraînements ici, aujourd’hui je me suis répété qu’il fallait continuer à me battre contre moi-même, ne pas cogiter”, a déclaré Brice Roger, le seul tricolore plutôt content de sa journée: “J’ai réussi à skier bien relâché, je me suis fait plaisir. Physiquement ça va bien, avant les Jeux c’est super”.

“Je ne suis pas très satisfait de ma performance du jour”, a en revanche admis Théaux, qui reste le Français le mieux placé dans la course au petit globe de descente, en 10e position du classement général: “Une fois de plus je fais une grosse faute. J‘étais plutôt bien dans le coup, et je manque de louper une porte au milieu du tracé (…) Il faut que j’arrive à faire des descentes pleines, pour l’instant je l’ai fait sur des entraînements, mais en course il y a toujours des fautes”.

- ‘Un vol en aveugle’ –

A sa décharge, la Kandahar est une piste qui pousse à la faute, avec son manque de visibilité et, cette année, sa neige instable.

“Nous connaissons tous la Kandahar, nous savons qu’elle est bosselée, et que c’est un vol en aveugle, avec le soleil qui arrive de derrière la montagne”, a déclaré Beat Feuz après sa victoire.

“Il fallait avoir de l’instinct, mais aussi avoir pris ses repères à l’entraînement”, a expliqué le champion du monde en titre, qui a assommé ses rivaux dans la dernière section de la descente juste avant l’arrivée.

“La plupart des athlètes avaient fait la reconnaissance de la piste comme moi, plusieurs avaient probablement repéré la trajectoire, mais je suis vraisemblablement le seul à avoir réussi à la suivre”, a déclaré Feuz.

Le 11 février, les descendeurs se retrouveront sur la piste de Pyeongchang, que peu connaissent.

La piste olympique, longue de 2857 mètres, ressemble cependant très peu à la Kandahar (3300 mètres): “On ne peut pas prendre énormément de repères parce que la piste est totalement différente et je pense que la neige sera à l’opposé de ce qu’on a trouvé ici”, assure Théaux.

“J’arrive au Jeux en leader de la coupe du monde de descente”, a renchérit Feuz: “Ca ne peut pas être mieux, mais les jeux Olympiques écrivent toujours leur propre histoire”.

Le Suisse n’a encore jamais goûté aux joies d’une médaille olympique. Son meilleur résultat sous les anneaux est une 13e place en descente à Sotchi en 2014.

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