DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Un tueur en série canadien qui visait les gays auteur de cinq meurtres

Vous lisez:

Un tueur en série canadien qui visait les gays auteur de cinq meurtres

Un tueur en série canadien qui visait les gays auteur de cinq meurtres
Taille du texte Aa Aa

Un jardinier-paysagiste, présenté lundi par la police comme “un tueur en série”, a perpétré le meurtre d’au moins cinq personnes au Canada, principalement dans les milieux homosexuels, avant d’enterrer les corps dans des jardins.

Bruce McArthur, 66 ans, avait été arrêté mi-janvier et inculpé de la disparition et du meurtre, au printemps dernier, de deux hommes qui fréquentaient le quartier homosexuel de Toronto.

“C’est un tueur en série, un tueur en série présumé qui a pris des dispositions pour masquer ses traces”, a indiqué Hank Idsinga, le responsable de l’enquête, lors d’une conférence de presse.

“Nous croyons qu’il y a plus (de victimes) mais je n’ai aucune idée de combien il y en aura” à l’issue des fouilles qui ont été entreprises aux quatre coins de la plus grande ville du Canada, a ajouté l’enquêteur.

Pour démêler l‘écheveau d’une intrigue courant pour l’instant sur sept ans, les enquêteurs ont fusionné plusieurs dossiers de disparitions.

Il y a un peu plus de six mois, la police de Toronto a identifié Bruce McArthur comme un des suspects dans la disparition en avril dernier de Selim Esen, 44 ans, et celle en juin d’Andrew Kinsman, 49 ans.

Une fois obtenues les preuves suffisantes, Bruce McArthur a été interpellé. La police savait alors, selon Hank Idsinga, qu’il était responsable de la mort d’autres victimes non identifiées. Les policiers ont remonté le fil menant à une propriété dont il se servait pour entreposer du matériel de jardinage.

- ‘Restes de squelettes’ –

Là, “des restes humains de trois individus ont été retrouvés dans le jardin”, a indiqué le chef de l’enquête. Ces restes “n’ont pas été identifiés car ce sont des restes de squelettes et qui ont été démembrés, donc nous devons attendre les résultats des analyses ADN et ceux prélevés sur leur parenté”, a-t-il ajouté.

Bruce McArthur a été inculpé lundi pour la mort de Majeed Kayhan, 58 ans, disparu en 2012, de celle de Soroush Mahmudi, 50 ans, dont la disparition avait été signalée il y a bientôt trois ans. Il est également poursuivi pour le meurtre de Dean Lisowick, 47 ans, dont personne n’avait signalé la disparition jusqu’ici.

La police n’a pas déterminé comment elle avait identifié cette dernière victime, où si elle avait trouvé son cadavre, car le résultat des analyses ADN menées sur les trois squelettes trouvés dans le jardin n’est pas encore connu.

Si la plupart des victimes fréquentaient le quartier gay de Toronto, quatre sont originaires du Moyen-Orient, et au moins une avait eu une relation avec son meurtrier.

Persuadés que la liste des victimes va s’allonger, les enquêteurs ont lancé un appel aux habitants de Toronto qui auraient, au cours des dernières années, confié l’entretien de leurs jardin et plate-bandes à Bruce McArthur, qui aurait pu y enterrer d’autres corps.

“Nous pouvons prendre les dispositions pour fouiller vos jardins”, a noté le policier en promettant de respecter l’intimité de ces propriétaires.

Lundi, les enquêteurs ont ciblé environ 30 jardins ou propriétés pour engager des fouilles et où “des personnes pourraient être ensevelies”, a indiqué Hank Idsinga.

“Nous devons découvrir ces victimes et les identifier” pour apporter des réponses aux familles des disparus, a souligné l’enquêteur.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.