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Tournoi: les duels de France-Irlande, Machenaud face à l'arrosoir Murray

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Tournoi: les duels de France-Irlande, Machenaud face à l'arrosoir Murray

Tournoi: les duels de France-Irlande, Machenaud face à l'arrosoir Murray
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Maxime Machenaud le revenant face à Conor Murray, modèle de constance et d’arrosage automatique: le duel entre les deux demis de mêlée sera l’une des clés de France-Irlande, samedi (17h45) au Stade de France lors de la première journée du Tournoi des six nations.

. Lauret – O’Mahony: la guerre des rucks

Pour sa première sélection depuis deux ans, le flanker Wenceslas Lauret (28 ans, 12 sél.) a été préféré à Sekou Macalou, pourtant très en vue, pour deux points forts: sa solidité défensive et son efficacité dans les rucks.

“Wen a vraiment le profil du plaqueur-gratteur qui pourra bien nous aider à ralentir les sorties de balle des Irlandais”, a estimé Kevin Gourdon, décalé de l’aile au centre de la troisième ligne. Cela tombe bien: les Bleus devront, selon le pilier gauche Jefferson Poirot, “perturber le plus possible” le “jeu très structuré” du XV du Trèfle, qui adore imposer de longues séquences offensives à l’adversaire.

“Les Irlandais sont rodés dans leur positionnement, leurs soutiens. Il va falloir se déplacer, aller les chercher; on a préparé des choses”, promet le demi de mêlée Maxime Machenaud.

Et en défense, les Irlandais sont des experts pour ralentir les sorties de rucks. En particulier Peter O’Mahony, le N.6 adverse dont l’expérience est de loin supérieure (43 sél.) à celle du Racingman, qu’il a affronté il y a trois semaines en Coupe d’Europe avec le Munster (victoire du Racing 34-30). “Ce sont des joueurs intelligents qui savent jouer avec la règle sans tricher. Ils sont très peu sanctionnés”, a souligné le deuxième ligne Félix Lambey.

. Machenaud – Murray: le revenant contre le constant

Le demi de mêlée Conor Murray incarne à merveille la constance de l’Irlande, qui “connaît son rugby par coeur, s’appuie sur deux-trois provinces et se connaît très bien. Surtout la charnière”, résume Machenaud, qui devra lui épauler l’ouvreur Matthieu Jalibert, dont ce sera la première sélection.

Le numéro 9 du Racing 92, en pleine forme après avoir disparu des tablettes de la sélection en début de saison, devra en plus, pour son retour, impulser le mouvement et buter en début de match. Cela fait beaucoup de responsabilités pour un retour, alors que Murray, dans un système rodé à la perfection, sera dans un fauteuil pour faire ce qu’il affectionne le plus: arroser la défense adverse de chandelles.

“J’ai eu la chance de le voir avec le Munster contre Castres”, a dit l’arrière Geoffrey Palis, qui sera particulièrement concerné samedi. “Il pleuvait beaucoup, il y avait du vent, et cela a été ça tout le match. L’Irlande ne s’expose pas trop dans son camp, c’est beaucoup de jeu au pied de pression”, prévient Palis.

. Palis – Kearney: le néophyte face au taulier

Le Castrais sera, avec Jalibert, l’autre néophyte côté français. Revenu fin décembre de blessure et lancé dans le grand bain après trois matches dans les jambes seulement, l’arrière se retrouvera face à une autre référence au poste: Rob Kearny et ses 78 sélections.

Il n’aura pas le temps de gamberger face aux chandelles qui pleuvront sur le fond de terrain tricolore. “Conor Murray en joue 10 ou 15 par matches. Il excelle comme d’autres (irlandais). Cela mobilise le triangle arrière voir le 8, qui peut être décroché (pour être à la réception, NDLR)”, prévient Machenaud.

C’est justement pour son aisance sous les chandelles que Jacques Brunel a titularisé Palis: “Comme arrière, il présente beaucoup de garanties. Il est costaud, a l’assurance sur les ballons hauts” a apprécié le nouveau sélectionneur, louant aussi son long jeu au pied gauche.

Si Palis est gage d’assurance dans le domaine aérien, c’est moins le cas des ailiers Teddy Thomas et Virimi Vakatawa, qui devraient être ciblés par Kearney et la charnière Murray-Sexton. “Bien évidemment, c’est quelque chose qu’on a travaillé très dur sur ces deux semaines. On ne sera pas surpris”, a assuré Thomas.

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