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Super Bowl: l'ogre New England, le mythe Brady et l'imprévisible Philadelphie

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Super Bowl: l'ogre New England, le mythe Brady et l'imprévisible Philadelphie

Super Bowl: l'ogre New England, le mythe Brady et l'imprévisible Philadelphie
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La superstar de New England Tom Brady peut cimenter sa place dans l’histoire du football américain avec un sixième succès dans le Super Bowl dimanche (lundi 00h30 françaises), mais Philadelphie excelle cette saison dans le rôle d’outsider sans complexes.

A 40 ans et six mois, Tom Brady va s’offrir à Minneapolis sous le toit de l’ultra-moderne US Bank Stadium un énième record et fait de gloire.

Le quarterback des Patriots va devenir le doyen des joueurs NFL —hors buteur— à prendre part à la prestigieuse finale de la Ligue nationale de football américain (NFL), LE rendez-vous sportif le plus important de l’année aux Etats-Unis, suivi par plus de 110 millions de téléspectateurs.

Deux heures et demie après le coup d’envoi, il aura même peut-être changé de statut et sera considéré, en cas de sixième sacre, comme l’un des plus grands sportifs américains de l’histoire, un mythe comme Michael Jordan pour le basket ou Babe Ruth pour le baseball.

Ses Patriots font en effet figure de grand favoris de ce 52e Super Bowl: parce qu’il domine la NFL depuis deux décennies; parce qu’ils sont entraînés par un autre phénomène de longévité, Bill Belichick; parce qu’ils sont capables d’incroyables retournements de situation, comme il y a tout juste un an où après avoir été menés 28 à 3 par Atlanta, ils ont décroché le titre suprême en prolongation (34-28).

- Un 3e trophée de MVP

Les “Pats”, sous la conduite du duo Belichick/Brady, sont une redoutable machine à gagner, comme ils l’ont encore montré le 21 janvier en finale de conférence, l‘équivalent des demi-finales, où ils ont attendu le 4e et dernier quart-temps pour renverser Jacksonville (24-20).

C’est peut-être là, plus encore que par ses passes de touchdown (32 cette saison, 488 au total) et sa vision du jeu (4577 yards gagnés cette saison), que Brady fait la différence: il inspire ses coéquipiers.

“Je crois toujours que tant que le chrono tourne, le match n’est jamais perdu, j’ai vécu tellement de situations différentes dans ma carrière que je sais que tout est possible”, a expliqué cette semaine Brady, qui a décroché samedi son troisième trophée de meilleur joueur (MVP) de la NFL.

“Il y a eu des matches où on était mené de onze points à deux minutes de la fin qu’on a gagnés, il y a eu le Super Bowl de l’an dernier où on était distancés: ce ne sont pas des situations que l’on aime vivre, mais dans ces cas, on donne tout jusqu‘à la fin”, a-t-il prévenu.

Mais Brady, qui a disputé, et remporté, son premier Super Bowl il y a 16 ans, sait aussi que les compteurs sont remis à zéro au coup d’envoi.

- Foles a les clefs –

“Ce qu’on a réussi dans le passé est génial, mais ce n’est pas ça qui va nous faire gagner dimanche”, a-t-il rappelé.

Si New England peut devenir l‘équipe la plus titrée de l’histoire, à égalité avec Pittsburgh (6 titres), Philadelphie tente de décrocher son premier sacre à sa troisième tentative, la seconde déjà contre les “Pats”, en 2005 (défaite 24-21).

Les Eagles acceptent volontiers le statut d’outsiders qu’ils ont endossé depuis la blessure en décembre de leur quarterback titulaire, Carson Wentz.

Malgré ce coup du sort, ils ont bouclé leur saison régulière avec le même bilan que New England (13 v-3 d) et ont fait sensation en finale de conférence avec une démonstration face à Minnesota (38-7).

L’effectif des Eagles n’a rien à envier à celui des Patriots, notamment en défense où Chris Long, Fletcher Cox et Brandon Graham peuvent faire vivre un cauchemar à Brady.

Mais la clef du sacre pour les Eagles est entre les mains de l’imprévisible Nick Foles, capable à 29 ans du meilleur comme du pire.

La doublure de Wentz au poste de quarterback, revenu à l’intersaison à Philadelphie, son équipe de 2012 à 2014, avait failli raccrocher en 2015 après bien des blessures et déceptions.

“Ce que je vis après ce j’ai traversé est surréaliste, chaque seconde sur le terrain est un cadeau”, a prévenu Foles qui, une fois sa carrière terminée en NFL, veut devenir pasteur.

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