DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

JO-2018: Clémence Grimal, ou le pari d'un unique run en halfpipe

Vous lisez:

JO-2018: Clémence Grimal, ou le pari d'un unique run en halfpipe

JO-2018: Clémence Grimal, ou le pari d'un unique run en halfpipe
Taille du texte Aa Aa

Victime au cœur de l’hiver d’une insuffisance surrénale qui l’a éloignée des pistes de snowboard, la Française Clémence Grimal se présente aux JO-2018 à Pyeongchang (Corée du Sud) pour un pari fou: réaliser un seul run dans l’hiver et aller chercher le podium olympique en halfpipe.

En attendant, elle s‘élancera lundi en qualifications (13h30, 05h30) avec comme premier objectif de se qualifier pour la finale, programmée mardi (10h00, 02h00).

Double médaillée de bronze en halfpipe aux Championnats du monde de Sierra Nevada (Espagne) en 2017, et de Kreichberg (Autriche) en 2015, la trajectoire de Clémence Grimal était toute tracée pour la médaille sous les Anneaux en 2018.

Seulement voilà, la skieuse du Lioran dans le Cantal a connu une saison pleine de galères, enchaînant “pas mal de petits pépins de santé cet hiver”, comme elle le glisse, tout en euphémisme.

“Bien sûr que ça crée une frustration. Ça fait quatre ans depuis mon dernier run à Sotchi, que je me dis que j’ai envie de faire une médaille à Pyeongchang. Au final, je me retrouve bloquée par ma maladie, bloquée dans mon élan”, souligne-t-elle.

Résultat, elle ne s’est alignée sur aucune des épreuves de Coupe du monde au cours de l’hiver. “Au fur et à mesure que la saison et les compétitions passaient, je paniquais un peu et je me disais Oh là là, mince, ça va quand même être compliqué“, reconnait-elle.

- Préparation physique et visualisation –

Sourire aux lèvres, elle assure en ironisant avoir eu le temps de faire “plein de choses” durant son inactivité: “On regarde des films, on mange du popcorn”.

Plus sérieusement, elle en a profité pour faire “un peu de préparation physique mine de rien. On fait beaucoup de préparation mentale, on travaille un peu là-dessus. On fait aussi beaucoup de visualisation de nos runs, de nos figures, de nos enchaînements. On essaie de se mettre dedans”, explique-t-elle.

Des exercices en intérieur, à l’aide de trampolines et de bacs en mousse, qui permettent de “garder une lucidité sur ce que l’on peut faire”. “On peut tester les figures que l’on a envie de faire, refaire celles que l’on sait déjà faire. Avec les repères dans l’espace, ça nous aide beaucoup”.

De là à visualiser un podium aux Jeux ? “Ouais, bien sûr”, lance-t-elle. “Beaucoup moins que des runs de pipe, mais ça m’arrive d’en rêver. Des fois je me dis que ce serait cool un podium aux Jeux.”

La snowboardeuse a finalement pu remonter sur sa planche il y a une quinzaine de jours, agréablement surprise d’avoir rapidement retrouvé les sensations.

“Quand je suis remontée sur la planche, j‘étais assez contente de voir que j’avais toujours ce truc et que j’arrivais encore à faire ce que je sais faire. Ça m’a bien soulagé”.

Malgré son tempérament de battante, elle reconnait avoir beaucoup gambergé quand les médecins n’avaient pas encore diagnostiqué sa maladie.

“Je me disais que j‘étais folle, on me disait que j‘étais en dépression. A ce moment-là, je me dis qu’ils avaient raison et je me suis demandé si ça servait encore à quelque chose que je me fasse autant de mal”, explique-t-elle.

Ces moments pénibles sont désormais derrière elle et elle tentera lundi et mardi de “s’amuser et représenter la France”.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.