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Europa League: leçon moscovite pour des Niçois trop naïfs

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Europa League: leçon moscovite pour des Niçois trop naïfs

Europa League: leçon moscovite pour des Niçois trop naïfs
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L’OGC Nice, qui menait pourtant 2-0 grâce à Mario Balotelli, a une nouvelle fois étalé ses lacunes défensives face au club russe du Lokomotiv Moscou (2-3), jeudi soir en 16e de finale aller de l’Europa League.

Malgré quelques fulgurances offensives de Mario Balotelli et Allan Saint-Maximin, les Aiglons qui menaient 2-0 au bout de 28 minutes, ont fait preuve de trop de naïveté pour espérer quelque chose.

“On a fait trop d’erreurs tactiques, se lamente l’entraîneur suisse Lucien Favre. Cela nous coûte très, très cher.” La qualification, certainement. Même si le capitaine Dante insiste: “Bien sûr que j’y crois encore. Je ne me déplace pas à Moscou pour rien.”

En terre moscovite, Nice devra gagner. Pourtant, leur soirée ne pouvait pas mieux débuter. Le latéral gauche russe Denisov, à la rue sur un jeu long de Dante, permettait à Saint-Maximin de contrôler, dribbler et donner un caviar à Balotelli. Super Mario aime qu’on le gâte… D’une reprise parfaite, il marquait (1-0, 4).

Le Lokomotiv, en tête du championnat russe avec 8 points d’avance sur Saint-Petersbourg, n’a plus joué en compétition depuis fin décembre. Cela s’est vu, tant les hommes de l’emblématique Youri Semin, 70 ans, paraissaient apathiques. “C‘était notre premier match officiel après deux mois de trêve, c‘était aussi assez compliqué”, dit l’emblématique entraîneur russe.

D’ailleurs, sur un nouveau travail d’un Saint-Maximin en feu, la frappe de Seri était détournée de la main par l’ex-Aiglons Pejcinovic. Balotelli ne tremblait pas et d’un beau penalty inscrivait son 21e but de la saison (2-0, 28).

- ‘Il peut y avoir 3-0 ou 4-0…’ –

C’est à ce moment-là que les Niçois, qui multipliaient alors les possibilités, laissaient passer leur chance. “On a fait une très bonne première mi-temps, analyse Favre. Il peut y avoir 3 ou 4-0. Mais on ne met pas les occasions”.

Plea était improductif (32, 35 et 39) et les Moscovites se réveillait enfin avant la pause. Après un action collective de haute tenue, Aleksei Miranchuk volleyait sur la barre et dans la foulée, Malang Sarr le fauchait dans la surface (43). Manuel Fernandes sanctionnait (2-1, 45).

“On peut être 3-0 à la mi-temps. Ce pénalty relance le match, peste Saint-Maximin. Je croyais qu’on avait retenu la leçon de Marseille” (défaite 4-2 en octobre, après avoir mené 2-0). Ce n’est visiblement pas le cas.

En plus, la pause permettait les grandes manœuvres des entraîneurs, peu satisfaits des errances défensives observées. Burner entrait pour Nice, Farfan et Rybus, pour Moscou.

“Les changements à la mi-temps nous ont beaucoup aidés, explique Semin. Cela n’allait pas et j’ai tout a changé au niveau tactique. C’est pour ça qu’on a gagné.”

Les Russes jouaient enfin à leur niveau. Leur contre d‘école sur un corner niçois voyait Coly être exclu. Fernandes, encore lui, enfonçait le clou d’un maître coup franc qui sanctionnait la faute (2-2, 69).

“Je ne comprends pas comment on peut passer d’une première mi-temps très aboutie à une deuxième où l’on a peur et où l’on se met à reculer”, souffle Pierre Lees-Melou.

En effet, en infériorité numérique, les Aiglons souffraient. Et logiquement, prenaient un troisième but par l’inévitable Fernandes (2-3, 77), dont le triplé élimine quasiment les hommes de Lucien Favre.

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