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JO-2018: Ivanka Trump et un haut gradé nord-coréen à la cérémonie de clôture

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JO-2018: Ivanka Trump et un haut gradé nord-coréen à la cérémonie de clôture

JO-2018: Ivanka Trump et un haut gradé nord-coréen à la cérémonie de clôture
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La fille aînée du président américain Donald Trump, Ivanka, et un haut gradé de l’armée nord-coréenne sont annoncés dimanche à Pyeongchang pour la cérémonie de clôture des jeux Olympiques qui ont contribué à une spectaculaire détente sur la péninsule.

Après deux années d’escalade en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang mais aussi des échanges de menaces et d’insultes entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, les jeux d’hiver ont, au-delà du sport, favorisé une intense activité diplomatique dans une des régions les plus tendues du globe.

Pour la cérémonie d’ouverture, le leader nord-coréen avait dépêché sa soeur Kim Yo Jong qui se trouvait à quelques rangs seulement du vice-président américain Mike Pence.

Elle ne lui avait pas parlé mais avait profité de son voyage historique au Sud le premier d’un membre de la dynastie qui dirige le Nord depuis des décennies pour inviter le président sud-coréen Moon Jae-in à un sommet à Pyongyang.

Les connexions familiales seront à nouveau mises à contribution dimanche pour la cérémonie de clôture de JO que Séoul a présentés comme “les Jeux de la Paix”.

Un responsable américain a annoncé que Donald Trump avait demandé à sa fille et conseillère Ivanka de diriger la délégation américaine.

“Fan de sports d’hiver”, selon ce responsable, Ivanka Trump sera accompagnée de la porte-parole de l’exécutif américain Sarah Sanders.

- Torpillage d’une corvette –

De son côté, la Corée du Nord dépêchera dimanche une délégation de huit membres emmenée par le général Kim Yong Chol, responsable des relations intercoréennes au sein du Parti des travailleurs de Corée, au pouvoir au Nord, a annoncé jeudi dans un communiqué le ministère sud-coréen de l’Unification.

Kim Yong Chol est soupçonné d’avoir un temps dirigé le Bureau général de reconnaissance gérant les opérations nord-coréennes d’espionnage et d’avoir ordonné le torpillage de la corvette sud-coréenne Cheonan en 2010 qui avait fait 46 morts.

Cette attaque avait été menée par un sous-marin nord-coréen, d’après les conclusions d’une enquête internationale, ce que Pyongyang dément.

Le ministère sud-coréen de la Défense avait aussi cité son nom dans le tir en 2010 de 170 obus ou roquettes sur l‘île de Yeonpyeong, qui avait été la première attaque contre une zone peuplée de civils depuis la guerre. Ce pilonnage avait fait quatre morts dont deux civils.

Le général n’est pas visé par les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU mais est l’objet de mesures de rétorsion décrétées unilatéralement par Séoul, ce qui signifie que ses actifs sont gelés.

- Pas de contact prévu –

Après deux années d’une escalade de tensions marquée par trois essais nucléaires et des dizaines de tirs de missiles par Pyongyang, l’approche de ces JO a été marquée depuis début janvier une intense activité diplomatique entre deux camps qui ne s‘étaient plus parlés depuis 2015.

Ivanka Trump, elle, arrivera vendredi soir à Séoul où elle dînera à la Maison bleue avec Moon Jae-in, qui devrait par ailleurs rencontrer la délégation nord-coréenne.

Un responsable américain a indiqué qu’aucun contact n‘était prévu entre Mme Trump et les responsables nord-coréens.

Mardi, la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, avait affirmé que M. Pence avait été prêt à rencontrer les Nord-Coréens lors de sa visite au Sud mais que cette “brève réunion” avait été annulée “au dernier moment” par Pyongyang.

La Corée du Nord, qui revendique le statut de puissance nucléaire capable de frapper le territoire américain, a profité de ces jeux pour lancer une offensive de charme, en y dépêchant non seulement des athlètes, mais aussi des artistes et des pom-pom girls.

Pour de nombreux spécialistes du dossier nord-coréen, Pyongyang tente d’améliorer son image à l’international et de promouvoir une reprise du dialogue avec le Sud, afin d‘écarter le risque d’une attaque américaine, qui avait été présentée comme une option par l’administration Trump.

On ignore si cette “détente” survivra à la fin de la “trêve olympique”.

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