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Procédure disciplinaire contre Guardiola pour port d'un symbole politique catalan

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Procédure disciplinaire contre Guardiola pour port d'un symbole politique catalan

Procédure disciplinaire contre Guardiola pour port d'un symbole politique catalan
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La Fédération anglaise de football (FA) a annoncé vendredi l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre l’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, pour le port d’un symbole politique en faveur de l’indépendance de la Catalogne.

Depuis la fin d’année dernière, le Catalan arbore un ruban jaune à chaque match et conférence de presse en soutien à quatre responsables catalans emprisonnés en Espagne.

Dans un communiqué, la FA souligne que le port de ce ruban à caractère politique contrevient à son règlement. “Il a jusqu‘à lundi 5 mars 18H00 GMT pour s’expliquer”, ajoute-t-elle.

Guardiola, né à Santpedor, en Catalogne, a passé la majeure partie de sa carrière de joueur et entraîneur à Barcelone, la capitale de la région séparatiste. Son club est déjà pratiquement champion d’Angleterre, avec 16 points d’avance sur Manchester United et il s’est virtuellement qualifié pour les quarts de la Ligue des champions (4-0 à Bâle à l’aller). Les “Citizens” affronteront Arsenal dimanche en finale de la Coupe de la Ligue.

En décembre, Pep Guardiola avait expliqué porter le ruban jaune, symbole de la demande de libération des séparatistes emprisonnés, parce qu’il trouvait leur sort “injuste”.

“S’ils veulent me suspendre (pour cela) – l’UEFA, la Premier League, la Fifa – OK”, avait-il ajouté, soulignant que pendant ce temps “d’autres personnes sont en prison”.

Il réagissait alors aux propos de l’entraîneur portugais de Manchester United José Mourinho qui avait estimé que son homologue “ne devait pas être autorisé à faire cela”.

“Si les règles nous autorisent à le faire, alors il est libre de le faire. Mais je ne crois pas que les règles autorisent les messages politiques sur le terrain”, avait-il dit.

Les responsables indépendantistes catalans emprisonnés sont poursuivis par la justice espagnole pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne qui avait débouché le 27 octobre 2017 sur une proclamation unilatérale de la “République catalane”.

- Coquelicots –

Le gouvernement espagnol avait réagi immédiatement en plaçant la région sous tutelle, en destituant le gouvernement régional et en dissolvant le parlement catalan pour convoquer un scrutin régional fin décembre qui a vu la victoire des indépendantistes.

Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, présidents des associations séparatistes Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium Cultural, avaient été placés en détention le 17 octobre 2017. L’ancien vice-président catalan Oriol Junqueras, qui vient d‘être réélu député régional, et l’ancien responsable régional de l’Intérieur, Joaquim Forn, avaient été emprisonnés début novembre.

Ce n’est pas la première fois que des signes arborés sur un terrain de football deviennent un sujet de friction.

En 2016, la Fifa avait ouvert une procédure contre la Fédération irlandaise au sujet de la présence d‘éléments rappelant le soulèvement de 1916 sur le maillot de son équipe lors d’un match amical.

Contre l’avis de la Fifa, l‘équipe d’Angleterre avait elle arboré en match de qualifications pour le Mondial-2018 face à l’Ecosse un coquelicot sur ses maillots, commémorant la fin de la Première Guerre mondiale.

Depuis, l’instance mondiale de football a quelque peu assoupli sa position. Selon de nouvelles consignes, le pays souhaitant arborer des messages ou des symboles ayant trait à son histoire ou pour célébrer un événement national ou international, peut envisager de le faire mais doit “attentivement” prendre en compte “la sensibilité de l‘équipe adverse et du public”.

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