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JO-2018: les hockeyeurs russes tremblent mais dominent l'Allemagne au bout du suspense

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JO-2018: les hockeyeurs russes tremblent mais dominent l'Allemagne au bout du suspense

JO-2018: les hockeyeurs russes tremblent mais dominent l'Allemagne au bout du suspense
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Les athlètes olympiques de Russie ont tremblé mais ont finalement justifié leur statut de favoris du tournoi de hockey sur glace des Jeux en remportant leur 9e titre olympique, leur premier depuis 1992, dans une finale haletante où l’Allemagne a failli créer une énorme surprise (4-3 a.p.).

Sans les joueurs de la NHL, retenus dans le Championnat nord-américain, le tournoi olympique a comme prévu été très ouvert, mais malgré cela, personne n’attendait les Allemands en finale.

Et ceux-ci sont passés très près d’un “kolossal” exploit. A 55 secondes précisément ! Pas du tout complexés par l’enjeu, les joueurs de Marco Sturm menaient en effet 3-2 et étaient même en supériorité numérique à l’amorce de la dernière minute.

Mais Gusev s’arrachait pour égaliser, son 2e but du match, et décrocher la prolongation. Là, les Russes ne laissaient pas passer leur chance: profitant d’une supériorité numérique, Kaprizov scellait la victoire à la 70e minute.

Mais Gusev s’arrachait pour égaliser, son 2e but du match, et décrocher la prolongation. Là, les Russes ne laissaient pas passer leur chance: profitant d’une supériorité numérique, Kaprizov scellait la victoire à la 70e minute.

“C’est génial, mais maintenant j’ai accompli tous mes rêves, je n’ai plus aucun rêve…”, plaisantait encore le capitaine russe, médaillé de bronze en 2002 à Salt Lake City et entré dimanche dans le club très fermé des 28 joueurs à la fois champion du monde (2012), champion olympique (2018) et vainqueur de la Coupe Stanley (2002 et 2008 avec Detroit).

- ‘Match dingue’ –

“C‘était le match le plus dingue que j’ai joué”, s’enthousiasmait aussi Ilya Kovalchuk, autre vétéran de l‘équipe russe lui aussi médaillé de bronze en 2002. “Quand on a eu cette pénalité à deux minutes de la fin et qu’on était mené, honnêtement je pensais qu’on ne serait pas champions olympiques”.

Ce titre en hockey n‘était que la deuxième médaille d’or de la délégation des athlètes olympiques de Russie à Pyeongchang après celle de la patineuse artistique Alina Zagitova. Et les joueurs russes ne se sont pas privés de chanter à tue-tête leur hymne national une fois leur médaille autour du cou, alors qu‘était diffusé dans la patinoire l’hymne olympique, puisque l’hymne russe était banni de ces Jeux.

“C’est un grand moment, on est tous très heureux, spécialement en ce moment pour la Russie”, reprenait Datsyuk. Quant à Kovalchuk, il lançait que lundi serait “férié en Russie. Cela fait du bien de réussir quelque chose comme ça pour son pays”.

Les Russes ont remporté huit des dix titres olympiques entre 1956 et 1992, mais la médaille d’or s‘était depuis toujours refusée à eux depuis.

Il y a quatre ans, chez eux à Sotchi, ils rêvaient de reprendre le titre sous les yeux du président Vladimir Poutine, lui-même grand amateur de hockey, mais ils avaient été sèchement éliminés dès les quarts de finale par la Finlande.

- ‘Canapé’ –

Cette année encore le tournoi commençait mal et les habituels défauts des équipes russes de ces dernières années refaisaient surface: manque de cohésion et défense friable pour une défaite d’entrée contre la petite Slovaquie (3-2).

Une réunion d‘équipe à huis clos permettait alors à Pavel Datsyuk et ses coéquipiers de remettre les choses à plat, entrevue salutaire après laquelle les Russes laminaient tous leurs adversaires, tant en phase de poules qu’en quarts et en demi-finale. Jusqu‘à cette finale où ils ont trouvé des ressources morales qu’on ne leur connaissait plus pour arracher la prolongation.

Malgré cette défaite cruelle en finale, l‘équipe d’Allemagne a de son côté écrit la plus belle page de son histoire, elle qui était au bord de l‘élimination dès les barrages d’accession en quarts de finale, quand elle n’a battu la Suisse qu’en prolongation (2-1 a.p.).

Les Allemands ont ensuite accroché à leur tableau de chasse la Suède, finaliste à Sotchi il y a quatre ans (4-3 a.p.), et le Canada, double tenant du titre, en demi-finale (4-3).

“C’est un peu dur maintenant parce qu’on a l’impression qu’on aurait vraiment pu gagner ce match”, estimait l’entraîneur allemand Marco Sturm. “On pensait tous que la finale, on la verrait chez nous, dans notre canapé mais on était là aujourd’hui. Les gars vont ramener l’argent à la maison et ils peuvent en être fiers.”

Il s’agit seulement de leur troisième podium olympique, après les bronzes en 1932 à Lake Placid et en 1976 de l’Allemagne de l’Ouest à Innsbruck.

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