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Marseille, défense de douter

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De l’autorité de Rami à la licence de monter des latéraux, l’Olympique de Marseille doit retrouver ses certitudes défensives contre Nantes, dimanche (21h00) pour la 28e journée de Ligue 1.

- Rami, le boss

Après avoir commencé 2018 par cinq matches sans prendre de but, l’OM vient d’en encaisser quatorze en huit rencontres, dont six au Parc des Princes sur les deux derniers matches. Il faut resserrer les boulons.

La tâche est collective, mais le commandant de l’arrière-garde doit user de son entregent pour rééquilibrer la défense. Rudi Garcia, qui l’a déjà entraîné trois saisons à Lille (2008-2011), avec le doublé coupe-championnat au bout de l’aventure, compte sur lui.

Garcia juge Rami comme “un défenseur complet, fort physiquement, puissant, il a maintenant de l’expérience, contrairement à Lille où on a gagné ensemble le titre (2011)”.

Rami “est plus tranquille, plus sûr de lui, et capable d‘être le patron de cette défense, estime le coach. Il est en plus super heureux de jouer à l’Olympique de Marseille”.

- Rolando et le principe de Peter

Chacun finit par atteindre son seuil de compétence, selon le principe de Peter. Le Portugais Rolando est parfaitement fiable pour 32 des 38 journées de Ligue 1, mais il a plus de mal face aux trois meilleures équipes du pays.

Il est impliqué sur les trois buts du Paris SG dimanche, et avait déjà souffert contre Lyon le 17 décembre (0-2), lors de la précédente défaite en L1.

Mais Rudi Garcia lui a toujours fait confiance en charnière centrale, et l’a même parfois nommé capitaine la saison dernière.

Rolando joue cette saison beaucoup plus qu’Aymen Abdennour, dont le retour dans le onze de départ mercredi en Coupe de France face au Paris SG (0-3), pour la première fois depuis la promenade de Bourg-en-Bresse (9-0) déjà en Coupe le 6 février, n’a d’ailleurs pas été un succès.

La hiérarchie n’a donc pas été bouleversée. Car le Cap-Verdien, ex du FC Porto et de l’Inter Milan, assure, pour sa part, systématiquement un service minimum. Très fort sur le placement mais lent, il souffre contre les gros. Or, avec six petits points pris en 2018, Nantes ne boxe pas dans cette catégorie.

- Les latéraux: deux fauteuils pour trois

“A la fin saison, les trois auront joué le même nombre de matches”, parie Rudi Garcia. Jordan Amavi à gauche, Bouna Sarr à droite et Hiroki Sakai désormais capable d’occuper les deux couloirs, sont une richesse. Chacun avec ses qualités.

Sarr n’occupe ce poste que depuis l‘été. Il doit encore peaufiner sa culture défensive mais a déjà progressé dans les duels. Et il a le meilleur apport offensif des trois.

L’international japonais lui “a prouvé qu’il est aussi bon à gauche qu‘à droite”, juge Garcia. Après des débuts timides à gauche, quand il a relayé Amavi blessé, il a réussi deux passes décisives consécutives, contre Saint-Étienne (2-2) et Braga (3-0).

“La polyvalence d’Hiroki dont on n‘était pas sûr me donne une solution”, se félicite Garcia.

Amavi a peut-être le plus gros potentiel des trois. Également ancien attaquant reconverti, mais plus tôt que Sarr, l’ex-Niçois est rapide en contre et agressif en défense. Il peut rêver du Mondial en Russie avec les Bleus.

Il ne faudrait pourtant pas que son erreur sur le premier but contre Paris (0-3) dimanche dernier lui pèse trop.

Avec ces cinq soldats, plus Abdennour et Henri Bedimo dans l’armée de réserve, l’OM doit redevenir une forteresse pour rester sur le podium.

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