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Mondiaux d'athlétisme en salle: Lavillenie retrouve les sommets

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Mondiaux d'athlétisme en salle: Lavillenie retrouve les sommets

Mondiaux d'athlétisme en salle: Lavillenie retrouve les sommets
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Le patron est de retour: deux ans après son dernier grand succès, Renaud Lavillenie a enfin retrouvé les sommets de sa discipline en glanant un 3e titre de champion du monde en salle du saut à la perche, dimanche à Birmingham.

Avec le bronze remporté par Aurel Manga au 60 m haies et l’or de Kevin Mayer sur l’heptathlon, samedi, les Bleus repartent de ce rendez-vous indoor avec trois podiums dont deux victoires, un bilan plus qu’honorable pour une délégation réduite à 10 athlètes.

Mayer avait donné le ton avec son succès au bout du suspense, Lavillenie a terminé le travail en beauté en survolant le concours de la perche avec un bond à 5,90 m et une leçon de tactique, devant le champion du monde en plein air de 2017 Sam Kendricks et le Polonais Piotr Lisek, tous deux bloqués à 5,85 m. Lavillenie a fait parler sa science de la perche puisqu’il ne lui a fallu que 4 sauts pour dominer tous ses rivaux et s’offrir à 31 ans un 11e titre sur le plan international. Du grand art.

Cela faisait deux ans que le recordman du monde (6,16 m) attendait ce moment, pour en finir définitivement avec une bonne période de galères et de déceptions. Après son sacre en salle de 2016 à Portland, il avait connu une véritable humiliation aux JO de Rio avec une défaite face au héros local Thiago Braz et surtout les siffles du public carioca. Ses larmes sur le podium avaient marqué les esprits.

- Larmes de joie –

L’an dernier, ce sont les blessures qui l’ont handicapé et sa médaille de bronze aux Mondiaux, le seul trophée qui manque à son prestigieux palmarès, était apparue comme un moindre mal. Ses pleurs sur le podium à Birmingham ce dimanche traduisaient bien la libération qu’a éprouvé ce boulimique de lauriers après une si longue attente.

“C‘était super intense, je m’attendais à ce que le concours s’enflamme plus haut mais c’est la compétition de l’année que j’avais ciblée et tous les réglages se sont mis en place, a expliqué Lavillenie. Je n’ai pas failli et j’ai réussi à faire ce qu’il fallait. J’ai été capable de rester calme. Ce 3e titre fait du bien. Sur ces deux dernières années, beaucoup de gens m’avaient enterré et ça me fait rire parce que je savais ce que je valais. Je montre aux petits jeunes que c’est loin d‘être fini”.

Pour son entraîneur Philippe d’Encausse, la satisfaction est surtout d’avoir gagné “la plus grosse compétition de l’année”.

“Il était dans de très bonnes dispositions il contrôlait très bien sa technique, a-t-il indiqué. On a retrouvé un Renaud qui dominait son truc. L’année dernière a été très très compliquée. Renaud marche au feeling et le feeling n’y était pas. Là, il peut de nouveau se projeter sur les années à venir et se dire qu’il peut continuer à être meilleur que les autres.”

- Manga, première –

La journée avait déjà bien commencé pour les Français avec la 3e place d’Aurel Manga sur 60 m haies. Champion de France de la distance le 17 février à Liévin, le hurdler a obtenu à 25 ans le premier podium international de sa carrière (7 sec 54), derrière le Britannique Andrew Pozzi (7.46) et l’Américain Jarret Eaton (7.47).

“Je tousse encore un peu mais je suis vraiment content, a réagi le Français, victime d’un syndrome grippal depuis quelques jours. Une médaille ça se fête, ce n’est pas l’or mais c’est ma première en grand championnat. On a travaillé tellement dur avec Giscard (Samba, son entraîneur, ndlr). Le compteur est ouvert mais dès demain on sera de retour au boulot pour la suite. Je n’ai pas lâché jusqu‘à la fin. Je suis fier mais ce n’est qu’un point de passage. Il faut cultiver cette médaille pour l‘été et la suite.”

L’autre Français finaliste, Pascal Martinot-Lagarde, a lui bouclé la course en 5e position, ce qui constitue un excellent résultat pour l’athlète de 26 ans, revenu au plus haut niveau après une année 2017 écourtée par une grave blessure au pied gauche.

“Je ne peux pas être mécontent, Pascal is back”, a lâché “PML”. Comme Lavillenie.

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