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Mondiaux de cyclisme sur piste: le maigre bilan français

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Mondiaux de cyclisme sur piste: le maigre bilan français

Mondiaux de cyclisme sur piste: le maigre bilan français
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Les pistards français ont quitté les Pays-Bas sur un bilan maigrichon et inquiétant de deux médailles de bronze mais aussi avec la confirmation du potentiel du jeune Sébastien Vigier, dimanche à Apeldoorn où les Néerlandais auront eux décroché 12 médailles.

“Bronzé” en vitesse par équipes et en individuelle, le Francilien est le principal motif de satisfaction (l’un des seuls aussi) pour une équipe de France qui n’a pu compter sur une Mathilde Gros à 100% en vitesse féminine.

Et la délégation tricolore éprouve toujours autant de difficultés dans les épreuves d’endurance.

Deux médailles de bronze seulement, c’est du jamais vu ces trente dernières années.

Heureusement, des jeunes pointent le bout du nez. Vigier représente l’avenir du sprint hexagonal avec Rayan Helal et Melvin Landerneau qui auront progressé au plat pays, en améliorant tous les deux leurs meilleurs chronos sur le 200 mètres.

Et, si le vétéran François Pervis (33 ans) a déçu en échouant dimanche en 10e position du kilomètre (alors qu’il était tenant du titre), Quentin Lafargue a lui plutôt bien presté en se classant quatrième dimanche de ce contre-la-montre de feu, le plus rapide de l’histoire au niveau de la mer, remporté par le Néerlandais Jeffrey Hoogland (59.459 !).

Quatrième, la plus mauvaise place pour Lafargue, à deux dixièmes seulement du podium…

“Je ne suis pas frustré, j’ai donné tout ce que j’avais, en testant deux braquets différents. J’améliore deux fois mon record. C’est le jeu, cela allait simplement plus vite devant”, déclarait-il.

Sixième Michael D’Almeida expliquait lui avoir disputé le kilomètre le plus difficile de sa carrière: “Je n’ai jamais été aussi loin dans la douleur”. Un sacrifice qui lui a permis d’améliorer son record personnel.

- Gros disqualifiée en keirin –

Mathilde Gros ne conservera elle pas un bon souvenir de son escapade au plat pays.

La grande espoir de la piste tricolore, pensait oublier dimanche au keirin sa contre-performance sur la vitesse individuelle (éliminée au 1er tour jeudi).

Ce fut à nouveau un coup dans l’eau.

Obligée de passer par les repêchages après avoir été devancée au premier tour par la Néerlandaise Shanne Braspennicx et la Lituanienne Simona Krupeckaite, la Provençale pensait avoir validé son ticket pour le deuxième tour en remportant facilement sa série.

C‘était compter sans une décision des juges: une disqualification pour s‘être rabattue trop tôt à la sortie d’un virage et gêné la Mexicaine Daniela Gaxiola.

En larmes jeudi, la jeune femme (18 ans) ambitionnait de “se faire plaisir” dimanche. Raté !

Mathilde Gros était arrivée aux Pays-Bas diminuée et reprenait la compétition quatre mois après une chute et une blessure à une épaule.

“Cela fait seulement trois semaines que je peux à nouveau sprinter à fond. J’ai beaucoup travaillé pour revenir sans même être sûre d‘être ici”, s’excusait-elle alors que l’entraîneur Herman Terryn tentait de relativiser.

“Elle est arrivée à Apeldoorn après quatre mois de kiné. Il y avait la pression d’un retour, la fatigue de la revalidation… On était pris par le temps mais je n’ai aucun doute (sur ses résultats futurs)”.

Et si les jeunes pousses sont des motifs d’espoir en vitesse, l’endurance reste à la traîne. Aucun top-5 à Apeldoorn, où Benjamin Thomas et Morgan Kneisky ont bouclé la compétition avec une septième place au Madison.

Pas de quoi s’enflammer, au contraire de Néerlandais titrés à cinq reprises, trois fois grâce à l’intenable Kirsten Wild (scratch, omnium et course aux points).

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