DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Ligue des champions: "le Carré", atout charme et politique du Parc de Princes

Vous lisez:

Ligue des champions: "le Carré", atout charme et politique du Parc de Princes

Ligue des champions: "le Carré", atout charme et politique du Parc de Princes
Taille du texte Aa Aa

Tout le monde ou presque aimerait prendre leur place: rien n’est laissé au hasard pour choisir et accueillir les quelque 200 invités de marque qui vont prendre place dans le très chic et très prestigieux “Carré” du Parc des Princes, mardi pour le match entre le PSG et le Real Madrid.

“Il faudra penser à faire une demande de places pour le match… Mais ce n’est pas sûr qu’on en ait!” Comme cet habitué du Parc des Princes, ils sont nombreux à solliciter, parfois plusieurs mois à l’avance, le PSG pour une présence dans le Saint des saints: l’ancienne Corbeille, devenue depuis “Le Carré du Parc”.

. ‘Un peu plus cool!’

Pour une affiche aussi prestigieuse que celle du 8e de finale de Ligue des champions, près d’un millier de demandes sont effectuées, pour seulement 242 places disponibles.

Pourquoi un tel engouement? “Il y a un peu moins d’ambiance mais c’est un peu plus cool!, euphémise le rappeur Gradur. “T’es mieux placé, il y a un salon où tu peux manger à la mi-temps” les petits fours de Lenôtre… Et “tu vois un peu plus de stars“.

“Etre invité au Carré, y compris à l‘époque Canal Plus, c’est un privilège”, complète celle qui s’occupait de la Corbeille avant l’arrivée de l’actionnaire qatarien, Valérie de La Rochebrochard. “C’est comme une loge dans un opéra, ou une loge présidentielle dans un autre stade”. Tenue et comportement corrects exigés, pour une ambiance de “club anglais”.

. Politique, spectacle et sport

Comment sont sélectionnés les heureux privilégiés, qui se recrutent dans le monde du sport (Teddy Riner, Amaury Leveaux), du spectacle et du cinéma (Michaël Youn, Jamel Debbouze, Gérard Darmon) des affaires ou de la politique, comme le grand habitué Nicolas Sarkozy?

“Quand vous êtes invités dans le Carré, il faut que vous présentiez un intérêt pour les gens qui dirigent ce carré”, synthétise Valérie de La Rochebrochard, aujourd’hui directrice des affaires publiques de l’agence de communication DDB.

“Il y a une barrière qui passe quand vous assistez ensemble à un match de foot. C’est populaire, ça rassemble tout le monde, et pour les hommes politiques par exemple, ça peut leur permettre de passer du temps avec leurs enfants”, dit Mme de La Rochebrochard.

Attention quand même à ne pas faire trop de “rentre dedans”, nuance un habitué”. “Ce serait malvenu d’y faire du business avec quelqu’un que vous ne connaissez pas”. Et les invitations pourraient alors se raréfier…

. Al-Khelaifi aux commandes

Aujourd’hui, c’est l’ancien arbitre de tennis tunisien Adel Aref, un homme très discret occupant la fonction de directeur de cabinet du président du PSG, qui a notamment la charge de cette gestion sensible.

Mais tout se fait sous le regard attentif du président ‘himself’, . C’est lui qui invite les stars et qui surveille la composition du “Carré” les soirs de matches de gala.

“Ca fait longtemps que je rêvais de visiter et voir les légendaires Parisiens jouer, et mon rêve est devenu réalité grâce à une gentille invitation du président Nasser Al-Khelaifi, non seulement pour moi mais pour mon neveu”, a ainsi exposé dans un mail à l’AFP l’ambassadrice de la Coupe du Monde-2018 en Russie, Victoria Lopyreva, présente au Parc fin novembre.

. Casting international et ‘soft-power’

Car au delà des paillettes, l’invitation de stars mondiales est aussi un outil de ‘soft power’ pour le PSG et son propriétaire, l‘émirat du Qatar.

Sur le tableau de chasse d’Adel Aref et du PSG: Beyoncé et Jay-Z, Rihanna, Leonardo Di Caprio, ou plus récemment Lenny Kravitz, Naomi Campbell, le basketteur Stephen Curry, ou Robin Wright, l’actrice star de la série à succès House of Cards. De quoi toucher bien au-delà du monde du football.

“Le choix intelligent du Qatar a été de prendre un club à Paris, une ville qui scintille, où il est plus facile de faire venir Beyoncé qu‘à Manchester par exemple, une ville qui, sans être offensant, est quand même moins glamour”, décrypte Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et habitué du lieu.

Grâce au “Carré”, le PSG continue de développer cette image glamour, en s’appuyant sur le retour sur expérience de ceux qui sont venus.

“J’ai toujours une bouffée d’exaltation au moment d’arriver sur un nouveau terrain, et c‘était encore plus intense au Parc des Princes”, dit par exemple Victoria Lopyreva, également ambassadrice spéciale pour le programme ONUSIDA. Le sentiment sera sans doute partagé, mardi aux alentours de 20h45, par les 242 VIP du “Carré du Parc”.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.