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Biathlon: ombre et lumière pour le relais mixte français à Kontiolahti

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Biathlon: ombre et lumière pour le relais mixte français à Kontiolahti

Biathlon: ombre et lumière pour le relais mixte français à Kontiolahti
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Une victoire puis une 5e place: en l’absence de son leader Martin Fourcade, le relais mixte français, champion olympique en titre, a connu une journée contrastée samedi à Kontiolahti, en Coupe du monde de biathlon.

Le Petit Globe de la spécialité est revenu à l’Italie.

Privés du médaillé d’or olympique Martin Fourcade, victime d’une gastro-entérite et déjà forfait sur le sprint jeudi, les Bleus ont parfaitement lancé leur journée avec le succès du duo Anaïs Chevalier-Antonin Guigonnat en relais mixte simple, au nez et à la barbe des Autrichiens (Hauser, Eberhard) et des Norvégiens (Olsbu, J. Boe) qui avaient pourtant sorti l’artillerie lourde sur cette épreuve.

Deux jours après le podium de Quentin Fillon-Maillet (3e du sprint), cette victoire balayait tout danger de relâchement collectif après la belle moisson des JO de Pyeongchang (5 médailles, dont l’or du relais mixte et le bronze sur le relais dames).

La 1re place française s’est dessinée à partir de la mi-course avec le 3e relais assuré par Anaïs Chevalier. Auteur d’un 10/10 à la carabine, la biathlète est parvenue à faire basculer la France en tête avant qu’Antonin Guigonnat ne réussisse à tenir le coup avec notamment un dernier tir debout magnifique et ultra-rapide (5/5 en 18,1 secondes), lui permettant de résister au retour de l’Autrichien Julian Eberhard et surtout du Norvégien Johannes Boe, théoriquement bien plus rapide sur les skis.

“Cela fait du bien à la tête, a réagi sur la Chaîne L’Equipe Anaïs Chevalier, qui se rachète après des JO décevants sur le plan individuel et une piètre 39e position sur le sprint, vendredi. On a fait tous les deux une très belle course. On a engagé nos tirs au moment où il le fallait, c’est chouette. J’aime beaucoup ce format de course, cela me redonne confiance, ça me montre que je sais faire.”

- ‘Full attack’ –

Guigonnat a lui expliqué avoir été en mode “full attack” sur son dernier tir. “Cela passe aujourd’hui, c’est vraiment cool, on prend. Mais ce ne sont pas des choses que l’on peut mettre en place tout le temps, c’est impossible”, a-t-il toutefois ajouté, lucide.

“Il sait le faire, il a ce talent. Le placer dans ce genre de circonstances, c’est vraiment bien”, a de son côté apprécié l’entraîneur de tir Franck Badiou.

L‘épreuve à quatre, exercice sur lequel les Bleus ont été sacrés à Pyeongchang avec Fourcade, est ensuite venue quelque peu ternir ce beau tableau. Le quatuor tricolore (Dorin, Bescond, Desthieux, Fillon-Maillet) a cette fois dû regarder de très loin les Italiens (Wierer, Vittozzi, Windish, Hofer), médaillés de bronze aux JO, s’imposer devant l’Ukraine et la Norvège. La faute à un tir debout catastrophique de la 2e relayeuse Anaïs Bescond, sanctionnée par 2 tours de pénalité et qui a rapidement compromis les chances tricolores de se mêler à la lutte pour la victoire.

“J’ai été en confrontation directe avec une adversaire qui est une très bonne tireuse. Il y avait aussi beaucoup de bruit et j’ai commencé à perdre mes moyens. Je me suis laissé déconcentrer par tout ce qui se passait autour de moi. Je pense qu’il doit y avoir une bonne fatigue derrière”, a expliqué Bescond, revenue essorée de Pyeongchang où elle a glané 3 médailles.

Pour repartir vers l’avant, le clan français compte sur Fourcade, qui reprendra dimanche lors de la mass start son duel avec Johannes Boe dans l’espoir de décrocher un 7e Gros Globe de cristal d’affilée. Le leader du classement général ne compte que 11 points d’avance sur son rival norvégien.

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