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Un homme dans France-Angleterre: Grosso a bien fait de s'accrocher

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Et dire qu’il s‘était posé en début de saison la question d’arrêter sa carrière: relégué au second plan à Clermont et loin dans la hiérarchie des ailiers français, Rémy Grosso a confirmé samedi contre l’Angleterre dans le Tournoi des six nations (22-16) sa renaissance.

Impliqué sur l’essai de pénalité tricolore, à la lutte en l’air avec Jonny May, auteur de plusieurs courses tranchantes (110 mètres gagnés en main, meilleur total français) et solide en défense, Grosso a réalisé au Stade de France une prestation dans la lignée de la précédente, à Marseille contre l’Italie (34-17).

“Cela fait plusieurs années que je le suis, déjà lorsqu’il était à Lyon (2007-2013). Ce n’est pas une surprise pour moi”, a commenté le sélectionneur Jacques Brunel, qui avait souhaité déjà le faire venir en équipe d’Italie quand il était à sa tête (2012-2016).

C’est sans doute davantage une surprise, en revanche, pour les observateurs ou le grand public: à Marseille, le Lyonnais signait son grand retour en Bleu, deux ans et demi après sa première sélection, lors de la Coupe du monde 2015 face au Canada. Appelé après le forfait de Yoann Huget, blessé dès le match d’ouverture.

En 2018, c’est l’exclusion de Teddy Thomas après la virée nocturne d’Edimbourg le 11 février qui lui a permis de retrouver le XV de France.

Et ceci alors qu’il n‘était qu’un choix secondaire à Clermont, relégué derrière Alivereti Raka, David Strettle et Noa Nakaitaci, voire Nick Abendanon.

Mais les blessures de ses concurrents lui ont donné cette saison à l’ASM, où il est arrivé début 2017 en provenance de Castres, le temps de jeu qui lui avait manqué ces deux dernières saisons (13 matches l’an passé, huit en 2015-2016).

- ‘Je ne prenais pas de plaisir’ –

Ces deux années compliquées l’ont poussé à songer à raccrocher les crampons.

“Je me suis dit avec ma femme que si cette saison, c‘était encore la galère, que je tournais à six matches, je remettais un peu tout en question”, a-t-il ainsi révélé après la rencontre.

“Si j’ai pensé à arrêter? Oui, car depuis deux ans, je galérais, je ne prenais pas de plaisir, je n’arrivais pas à enchaîner les matches. Oui, j’ai pensé à passer à autre chose. Et à partir de là, je me suis dit que j’avais tout à gagner. Pour l’instant, ça marche bien”, a-t-il ajouté.

Libéré d’une certaine pression, Grosso a également expliqué, l‘âge aidant (29 ans), avoir éliminé un certain déchet dans son jeu: “Je sais plus quand il faut jouer ou pas. Je me connais mieux, je sais quand je peux aider.” Et c’est tout le groupe qui en profite.

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