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Maison Blanche: les collaborateurs menacés d'être débarqués par Trump

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Maison Blanche: les collaborateurs menacés d'être débarqués par Trump

Maison Blanche: les collaborateurs menacés d'être débarqués par Trump
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Après une série de récents limogeages emblématiques à la Maison Blanche, les collaborateurs directs de l’impétueux président Donald Trump sont tous potentiellement sur un siège éjectable. Voici ceux particulièrement sur la sellette.

- Le général tampon –

Le conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster, fait depuis un an office de tampon, plutôt que d’arbitre, entre le Pentagone, le département d’Etat, la CIA et toutes ces institutions qui tirent leurs instructions de Donald Trump.

Ce général trois étoiles voit son action affaiblie par un manque de soutien du président américain et les rumeurs sur son possible renvoi vont bon train.

M. Trump “discute activement de ses remplaçants potentiels”, a affirmé jeudi soir le Washington Post.

Selon cinq sources “informées de ce projet”, Trump compte se séparer de McMaster, avec lequel il ne s’est jamais vraiment entendu, mais il veut prendre son temps pour ne pas humilier le général et s’assurer de trouver un solide successeur.

Le général H.R. McMaster ne peut compter sur le soutien des autres généraux membres du cercle rapproché de M. Trump —le ministre de la Défense Jim Mattis, le chef d‘état-major américain Joe Dunford ou le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly— en raison de ses positions de faucon sur les dossiers iranien ou nord-coréen.

- Le gardien de l’ordre –

Censé piloter le coeur de l’exécutif et y mettre de l’huile en cas de grippage, le secrétaire général de la Maison Blanche, John Kelly, se retrouve trop souvent pris de court par les annonces instinctives de son chef.

Dans ce qui prend parfois l’apparence d’une mission impossible, cet ancien général des Marines éprouve les plus grandes difficultés à conserver la cohérence et la motivation d’une équipe dont certains membres sont menacés par l’enquête russe ou portent leurs efforts dans des directions opposées.

Donald Trump s’est déjà débarrassé d’un précédent “chief of staff”, peut-il en écarter un second en moins de 18 mois ? Certains pensent que cela serait désastreux.

- ‘Mister Magoo’ –

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, est régulièrement désavoué par Donald Trump qui, en privé, appellerait l’ancien sénateur septuagénaire “Mister Magoo”, un personnage de bande dessinée représentant un vieillard complètement myope et dépassé par les événements.

Même si M. Sessions a été pour M. Trump un fidèle de la première heure dans la conquête de la Maison Blanche, le président lui reproche de s‘être récusé dans l’enquête sur l’ingérence de Moscou dans l‘élection américaine et les éventuelles complicités au sein de son équipe de campagne.

Donald Trump a également reproché à M. Sessions de ne pas avoir limogé le directeur par intérim de la police fédérale Andrew McCabe, une bête noire du président finalement poussé à quitter ses fonctions fin janvier.

Sur d’autres sujets Donald Trump a mené des attaques publiques et plus ou moins virulentes contre son Attorney general, à qui il semble faire payer la poursuite de l’enquête russe, épée de Damoclès sur sa présidence.

- Les flambeurs –

Il a été rapporté que Donald Trump était particulièrement contrarié par le comportement dépensier de deux ministres, qui ont été épinglés par la presse.

Le premier, le ministre du Logement Ben Carson, se voit reprocher d’avoir changé le mobilier dînatoire de son bureau, achetant notamment une table en acajou, pour une facture de 31.000 dollars payée par le contribuable.

Le second, le ministre de l’Intérieur Ryan Zinke, un ancien Navy Seal, aurait lui tenté de remplacer les portes de ses bureaux pour un budget de 139.000 dollars, quelques mois après un précédent scandale lié à l’utilisation de jets privés. Aux Etats-Unis le ministre de l’Intérieur est essentiellement chargé des Parcs nationaux et des affaires indiennes.

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