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Stade Français: un Sud-Africain pour mettre fin à la dégringolade

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Stade Français: un Sud-Africain pour mettre fin à la dégringolade

Stade Français: un Sud-Africain pour mettre fin à la dégringolade
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Un ex-sélectionneur des Springboks pour resserrer les boulons: le Stade Français du milliardaire allemand Hans-Peter Wild a engagé Heyneke Meyer pour enrayer son déclin sportif la saison prochaine. Mais encore faut-il que le club parisien se maintienne en Top 14.

Meyer, qui n’a plus entraîné depuis la Coupe du monde 2015, à laquelle il a mené la sélection sud-africaine à la 3e place, va débarquer fin avril à Paris. Le club l’a indiqué mardi en officialisant leur engagement pour les deux prochaines saisons, plus une optionnelle.

Cela tombe bien: le club de la capitale pourrait jouer le 28 avril un match décisif face à un concurrent direct pour le maintien, Brive.

Club le plus titré de France après Toulouse, avec 14 boucliers de Brennus, le Stade Français pointe actuellement à une 12e place peu raccord avec ses succès de l‘ère du président Max Guazzini (1992-2011).

Amorcé dans les dernières années de sa présidence, le déclin sportif s’est poursuivi avec son successeur Thomas Savare (2011-2017) avec un soubresaut, le titre national de 2015, le dernier en date.

Depuis, la glissade s’est accélérée. Le directeur sportif Gonzalo Quesada a annoncé son départ en décembre 2016, en désaccord avec Savare sur les moyens de consolider un effectif affaibli par les départs de nombreux cadres (Slimani, Bonneval, Doumayrou, Sinzelle, Lakafia…).

L‘échec du projet de fusion avec le Racing 92, en mars 2017, a fini de convaincre Savare de vendre le club, en juin, à Hans-Peter Wild, propriétaire des boissons Capri-Sun et qui a contribué au développement du rugby outre-Rhin.

- Fin de mission pour Azam et Dupuy ? –

Dans l’urgence d’une saison qui allait commencer, celui-ci avait maintenu Greg Cooper comme manager. Mais le Néo-Zélandais est rentré en janvier dans son pays, officiellement pour raisons personnelles.

Ses ex-adjoints Olivier Azam (avants) et Julien Dupuy (arrières), promus entraîneurs principaux, doivent assurer le maintien avec l’ombre de Meyer planant sur eux. Redeviendront-ils les adjoints d’un entraîneur étranger?

L’austérité de Meyer, deuxième entraîneur sud-africain à tenter le Top 14 après Jake White (Montpellier), le sélectionneur des champions du monde en 2007, semble difficilement compatible avec le style décontracté affiché par Dupuy, joueur historique du club resté très proche des joueurs.

Que va devenir Robert Mohr? L’ex-deuxième ligne de Bourgoin-Jallieu et La Rochelle avait été l‘émissaire de Wild pour acquérir le club. Directeur sportif cette saison, l’Allemand n’a pas commenté mardi l’arrivée au club de Meyer, une heure avant la publication du communiqué.

- La contrainte des Jiff –

Contrairement à Mohr, Cooper, Dupuy et Azam, qui n’ont pas une grande expérience du haut niveau, Meyer possède un palmarès: trois titres de Super Rugby avec les Bulls (2007, 2009, 2010) et quatre années consistantes avec les Boks, entachées cependant d’un revers historique face au Japon lors du Mondial 2015.

Meyer pourrait-il tenter de retenir son ex-ouvreur en sélection Morné Steyn (33 ans, 66 sél.) qui s’est engagé récemment avec Brive? Ce ne serait pas dans l’air du temps, avec la coercition grandissante autour des Joueurs issus de filières de formation (Jiff).

Wild et Mohr ont anticipé le passage à une moyenne obligatoire de 15 Jiff par feuille de match la saison prochaine, puis 16 en 2019, contre 14 cette saison: l’ossature française a été conservée – Alexandre Flanquart, Jonathan Danty, Jules Plisson, Paul Gabrillagues, Sekou Macalou ont prolongé – et va être renforcée par l’arrivée des jeunes Biarrots Kylan Hamdaoui et Alex Arrate.

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