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Birmanie: 100e journée de détention pour deux journalistes de Reuters

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Birmanie: 100e journée de détention pour deux journalistes de Reuters

Birmanie: 100e journée de détention pour deux journalistes de Reuters
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Le jeune frère de l’un des deux journalistes de Reuters accusés de violation du secret d’Etat pour une enquête sur les exactions contre la minorité rohingya a témoigné mercredi de son professionalisme, lors d’une nouvelle audience préliminaire, au 100e jour de leur détention.

Comme chaque semaine, les rangs du public du tribunal accueillaient des dizaines de membres de la famille, de journalistes et de diplomates venus apporter leur soutien aux deux détenus.

Sous pression internationale depuis le début des opérations militaires dans l’ouest du pays en août, le gouvernement civil birman dirigé par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est aujourd’hui pointé du doigt pour des atteintes à la liberté de la presse.

“C’est un homme bon et il travaille dur”, a déclaré Thura Aung, frère de Wa Lone, ajoutant que ce dernier “venait en aide aux gens” et “donnait des cours aux enfants”.

L’ONU, les Etats-Unis et l’Union européenne ont à plusieurs reprises déjà demandé, en vain, la libération sans condition des deux reporters birmans.

Mais, début février, la justice birmane a rejeté leur demande de libération sous caution.

Wa Lone, 31 ans, et Kyaw Soe Oo, 27 ans, sont accusés par la police de détenir des documents relatifs aux opérations des forces de sécurité dans l’ouest du pays, en Etat Rakhine.

Mis en examen pour atteinte au “secret d’Etat” lors de leur enquête dans l’ouest, où l’armée est accusée d‘épuration ethnique contre les Rohingyas, ils risquent 14 ans de prison.

“Ils sont détenus depuis le 12 décembre simplement pour avoir fait leur travail de journalistes”, a déclaré le président de Reuters, Stephen J. Adler, dans un communiqué publié à l’occasion des 100 jours passés derrière les barreaux.

“Ils devraient être dans la salle de rédaction, pas en prison”, a-t-il ajouté.

La Birmanie demeure à la 131e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 de Reporters sans frontières. L’an passé, au moins 11 journalistes ont été arrêtés en raison de leur travail.

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