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Mondial-2018: l'Espagne d'Isco donne le tournis à l'Argentine sans Messi

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Mondial-2018: l'Espagne d'Isco donne le tournis à l'Argentine sans Messi

Mondial-2018: l'Espagne d'Isco donne le tournis à l'Argentine sans Messi
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Avec un triplé d’Isco, l’Espagne a virevolté et corrigé une Argentine privée de Lionel Messi (6-1), mardi en match amical, marquant les esprits en vue du Mondial-2018 cet été avec son 18e match consécutif sans défaite depuis 2016.

Sous les yeux de Messi, préservé en tribunes en raison de douleurs musculaires persistantes, la “Roja” a réussi un récital offensif impressionnant contre l’“Albiceleste”, rapidement déboussolée au stade Metropolitano de Madrid.

Isco, auteur de son premier triplé en sélection (27e, 52e, 75e), et Diego Costa (12e), Thiago Alcantara (52e) et Iago Aspas (74e) ont donné à ce succès une ampleur qui prouve qu’avec l’Espagne, le danger peut venir de partout.

“L’adversaire comptait plusieurs absences très importantes et il faut le reconnaître”, a réagi le sélectionneur espagnol Julen Lopetegui. “Et le Mondial est très différent d’un match amical. Nous sommes contents, mais pas satisfaits parce que le Mondial n’a pas encore commencé.”

Et même si Nicolas Otamendi a réduit le score d’une tête sur corner (39e), l’Argentine sans Messi s’est montrée trop pauvre, encaissant 6 buts pour la première fois depuis l’humiliation subie en Bolivie en 2009 (6-1). A l‘époque, au moins les Argentins avaient-ils l’excuse de l’altitude…

“Ce soir, nous avons pris un bon coup qui nous fait du mal, mais il faut analyser tranquillement ce qui s’est passé”, a réagi le sélectionneur Jorge Sampaoli.

- Médiocre Argentine –

Avec ce succès, l’Espagne reste invaincue depuis la nomination de Julen Lopetegui à l‘été 2016, soit 18 matches d’affilée. Et également 18 matches consécutifs avec au moins un but inscrit, symbole de la puissance offensive espagnole.

On aurait aimé savoir ce qui se serait passé sans l’absence de dernière minute de Lionel Messi (ischio-jambiers).

A l‘évidence, à moins de trois mois du Mondial en Russie (14 juin-15 juillet), pas question de prendre le moindre risque avec le quintuple Ballon d’Or, ni avec Angel Di Maria (cuisse) et Sergio Agüero (genou).

Avant d‘être médiocre, l’Argentine a tenté des choses (8e, 10e, 19e, 25e) en début de match, mais ensuite, on a surtout vu la “Roja”, qui évoluait exceptionnellement en gris.

Son jeu de passes a donné le tournis à l’“Albiceleste”, avec plusieurs séries de “Olé!” moqueurs tombés des tribunes.

Même sans Sergio Busquets (pied), même sans David Silva, libéré pour raisons personnelles, cette Espagne-là a un vivier de créateurs inépuisable.

“Nous sommes en train de faire naître une très bonne sélection, avec un grand avenir, une équipe compacte”, s’est réjoui Isco.

- La relève espagnole est là –

Le petit milieu du Real Madrid a inscrit un triplé dans un rôle de meneur de jeu très libre capable de combiner, notamment avec Andrés Iniesta (33 ans) ou Marco Asensio (22 ans).

Satisfecit aussi pour Diego Costa, batailleur et séduisant à un poste sinistré depuis longtemps en Espagne, même s’il a cédé sa place à la pause à Iago Aspas, double passeur décisif puis buteur incrédule sur une passe… de son gardien David de Gea (74e)!

Avec également le but de Rodrigo Moreno vendredi contre l’Allemagne (1-1), voilà qui met la pression sur Alvaro Morata, en méforme avec Chelsea.

Les quelques points noirs, pour l’Espagne, sont connus: la “Roja”, ultra-dominatrice, souffre sur les contres adverses, surtout sans Busquets. Et les petits gabarits espagnols peinent dans le jeu aérien, comme l’a prouvé la réduction du score d’Otamendi (39e).

En revanche, la charnière centrale Piqué-Ramos reste une garantie avec plusieurs sauvetages chacun.

Le Catalan Gerard Piqué a d’ailleurs été beaucoup sifflé par le public madrilène alors que la question indépendantiste est revenue sur le devant de la scène ces derniers jours dans sa région. Mais il a renversé l’opinion par ses interventions tranchantes, avant d‘être remplacé sous les applaudissements (72e).

Et le public du Metropolitano, ravi, a pu entonner un “Viva España” tonitruant, rêvant déjà à la douceur estivale des nuits russes.

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