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Tour des Flandres: les Français et les monuments, à qui le tour ?

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Tour des Flandres: les Français et les monuments, à qui le tour ?

Tour des Flandres: les Français et les monuments, à qui le tour ?
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Le cyclisme français, qui monte en puissance, peine encore à concrétiser dans les plus grandes courses d’un jour, les “monuments”, qui leur échappent depuis le début du siècle à une exception près (Démare dans Milan-Sanremo 2016).

Qu’attendre des “Bleus” du cyclisme dans ces grands rendez-vous, à commencer par le Tour des Flandres qui a lieu dimanche ? Quel est le plus accessible ? Pour qui ? Les derniers lauréats français des quatre autres monuments, Jacky Durand (Tour des Flandres 1992), Frédéric Guesdon (Paris-Roubaix 1997), Bernard Hinault (Liège-Bastogne-Liège… 1980) et Laurent Jalabert (Tour de Lombardie 1997), répondent.

- Durand: “L’aspect psychologique joue” –

Jacky Durand: “Paris-Roubaix est la classique la plus accessible. Ce sont pratiquement les mêmes coureurs qui sont au départ une semaine plus tôt au Tour des Flandres, mais la motivation est différente. Dans Paris-Roubaix, il y a plus d’ouvertures, des coups qui partent en amont… Un coureur qui passe bien les pavés et qui a une pointe de vitesse peut espérer, alors que pour gagner le Tour des Flandres il faut être dans les cinq plus forts. L’aspect psychologique joue aussi, les Français prennent inconsciemment les Flandres comme une préparation pour faire la distance en vue de Roubaix. Un nom ? Arnaud Démare. Julian Alaphilippe, lui, peut être devant dans n’importe quelle course, à part peut-être Roubaix. Il pourrait réussir dans les Flandres, mais on sait que c’est difficile de faire à la fois les flandriennes et les ardennaises.”

- Guesdon: “Roubaix pour Démare” –

Frédéric Guesdon: “Pourquoi pas Liège-Bastogne-Liège ? Quand on voit Alaphilippe… Si l’on regarde les classements de l’an dernier, les Français ne sont pas loin. La plus compliquée à gagner, c’est le Tour des Flandres, c’est là qu’on a le moins de candidats à la victoire. C’est une question de culture, les Français ne sont pas sur leur terrain et il faut jouer très placé. On n’a pas ce genre de coureur à frotter toute la journée et être là au bon moment. Mais, quand on regarde comment a couru le dernier vainqueur français (une longue échappée), on peut dire pourquoi pas. Pour Arnaud (Démare), c’est plus Roubaix que les Flandres. Ce sont les circonstances de course qui font qu’il peut être dans les billes aux Flandres.”

- Hinault: “Il faut prendre des risques” –

Bernard Hinault: “Tous les monuments peuvent être gagnés par un Français, il n’y a pas de raison. Démare peut gagner les Flandres ou Roubaix, Alaphilippe peut gagner Liège ou la Lombardie, Bardet ou Barguil doivent pouvoir s’en sortir à Liège et en Lombardie. Avec les bosses sur le parcours, ce sont des courses pour eux. Il suffit d‘être bien préparé. Il faut qu’ils y croient et qu’ils prennent des risques. S’ils attendent la dernière minute pour aller chercher la victoire, ça m‘étonnerait qu’ils aient beaucoup de chances au sprint.”

- Jalabert: “Dans les cordes d’Alaphilippe” –

Laurent Jalabert: “La plus accessible, c’est sans doute la Lombardie. On a les coureurs qui ont le profil. Alaphilippe, Pinot, Bardet, pourquoi pas Barguil. A Liège, on a les mêmes acteurs, mais à un autre moment de la saison. Ce sont des courses dans les cordes de Julian (Alaphilippe) qui peut tout gagner d’ailleurs à part Roubaix. Mais il lui faut concrétiser, les années passent vite. A Paris-Roubaix, on a les moyens de créer la sensation. Démare n’est pas seul, il y a aussi des coureurs comme Petit, Laporte, Sénéchal, Gaudin… Les Flandres, c’est très spécifique. Sans doute la plus compliquée à gagner. Arnaud (Démare) a des atouts mais a-t-il suffisamment le punch ?”

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