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Coupe d'Europe: Toulon proche de la solution

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Coupe d'Europe: Toulon proche de la solution

Coupe d'Europe: Toulon proche de la solution
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Privé de titre depuis 2015, Toulon est passé juste à côté d’un exploit majeur, samedi chez le Munster (20-19) en quarts de de finale de Coupe d’Europe. Une défaite rageante sur laquelle le manager Fabien Galthié peut toutefois construire à l’approche de la phase finale du Top 14.

. Un peu plus de réalisme

La savoureuse ligne de trois-quarts (Ashton, Tuisova, Nonu, Fekitoa, Bastareaud, Radradra) qui a passé 7 essais à Clermont une semaine plus tôt (49-0) n’en a inscrit qu’un sur la pelouse de Thomond Park, malgré une domination totale en début de match.

“On a été dans leur camp pendant les dix premières minutes mais on n’a pas assez scoré”, a pesté le capitaine Mathieu Bastareaud après la rencontre. “C‘était à nous d‘être beaucoup plus réalistes sur ce match-là et on ne l’a pas été.”

Toulon a pourtant eu des munitions: essai refusé à Chris Ashton dès la première minute, Josua Tuisova et Juandré Kruger poussés en touche (3e, 40e), Ashton qui perd le ballon (5e) et surtout Semi Radradra qui échoue à quelques centimètres de la ligne alors que Bastareaud arrivait au soutien (58e).

“Il nous a manqué le dernier geste ou la conservation. On peut regretter ces erreurs”, soupirait Galthié.

Mais il y a aussi cet essai d’Ashton (64e), sur lequel deux cadres ont brillé: l’ouvreur François Trinh-Duc, avec une merveille de passe après contact pour le centre Bastareaud, dont la percée dans l’axe lui a permis de combiner dans le dos de la défense adverse pour l’arrière anglais.

. Éviter les bourdes

Tenant tête au Munster dans le jeu aérien et au sol, les Varois ont craqué sur deux impensables erreurs défensives.

La première, un en-avant du pied de Guilhem Guirado dont Conor Murray a profité en douce, vient rappeler à Eric Escande, Bastareaud et Facundo Isa, qui n’ont pas bronché, que tant que l’arbitre n’a pas sifflé, le jeu se poursuit.

La deuxième est encore plus agaçante car commise à 5 minutes de la fin alors que le RCT menait 19-13 et avait, selon Galthié, “fait le plus dur sur cette action-là”: Andrew Conway parvient à éviter la touche de Trinh-Duc, dont le coup de pied manquait de longueur, mais Tuisova ne s’en aperçoit pas et laisse l’ailier irlandais démarrer un slalom dont Trinh-Duc sera la principale victime.

“Il commet une erreur, cela arrive”, a relativisé Galthié à propos de son ailier fidjien. “Il y a eu de la fébrilité par moments mais je trouve quand même que l‘équipe a fait ce qu’il fallait pour se mettre dans la position de gagner. J’ai plutôt envie de retenir ce que cette équipe a fait de bien jusqu‘à cet essai qui nous crucifie.”

. Coaching semi-gagnant

Avec cette double faute, Trinh-Duc symbolise cette inconstance. Car l’ouvreur, entré en jeu à la 53e à la place d’Anthony Belleau, a aussi su remettre les Varois dans l’avancée. Une dynamique concrétisée par l’essai d’Ashton et deux pénalités (61e, 67e).

“Globalement, les joueurs qui sont entrés nous ont permis de trouver des solutions”, se félicitait Galthié.

Même chez les avants ? Contré en touche, dominé deux fois en mêlée, le pack toulonnais n’est plus aussi impérial que lors des années Bernard Laporte (2011-2016). “On a coaché la première ligne pour régler les problèmes. On était dans le match. Même pour la touche, qui était compliquée, on a trouvé les solutions”, estime le successeur de “Bernie”.

Éliminé de sa compétition préférée, dont il fut le triple vainqueur entre 2013 et 2015, le RCT, actuel 4e du Top 14, a quatre journées devant lui pour se débarrasser de ses scories avant la phase finale. “Il va falloir laisser passer un peu de temps”, demande Galthié, pour évacuer “la frustration et la déception”. Il n’en a pas tellement.

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