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Bayern: Ulreich, de l'ombre de Neuer aux lumières de l'Europe

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Bayern: Ulreich, de l'ombre de Neuer aux lumières de l'Europe

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“Ce sera difficile de revenir sur le banc…” Sorti de l’ombre en septembre pour remplacer Manuel Neuer blessé, Sven Ulreich sera mercredi encore dans les buts de Munich en Ligue des champions contre Séville, mais sait qu’il devra rendre ses gants au retour du champion du monde.

En six mois, avec le soutien inconditionnel de son coach Jupp Heynckes, le joueur de 29 ans s’est pourtant hissé au niveau de l‘équipe, dont il est le seul joueur cadre à n’avoir jamais été international A.

Au début, la comparaison a été douloureuse pour lui: “C’est une tâche difficile de remplacer Manu”, admet-il, “les attentes sont énormes, dès que j’encaisse un but, les gens disent Celui-là, Manu l’aurait arrêté. Le public est habitué à voir un gardien de classe mondiale”.

“Parfois ça m’a perturbé”, avoue-t-il, “maintenant j’ai trouvé le moyen de ne pas me laisser atteindre par toutes ces choses. L’important, c’est l’opinion de l’entraîneur”.

“Lorsque je suis arrivé (en octobre), Sven Ulreich était un gardien totalement dans le doute”, a raconté mardi Jupp Heynckes, en prélude au match contre Séville: “Il manquait de confiance en lui et de reconnaissance. Avec le temps ça a complètement changé. Non seulement il est devenu l’un des meilleurs gardiens de Bundesliga, mais il a aussi gagné la reconnaissance du club, des médias et des fans”.

“Le fait que j’ai dit tout de suite qu’il était mon numéro un a été utile. Le lien de confiance est très important pour lui”, a ajouté Heynckes.

- J’ai franchi un palier –

Le parcours de ce garçon sensible et attachant, trois fois international espoir dans sa jeunesse, est relativement atypique. Titulaire à Stuttgart, son club formateur, de 2010 à 2015, il a fait le choix à 27 ans de venir à Munich, en sachant parfaitement qu’il ne serait jamais que la doublure du grand Manuel Neuer.

Presque trois ans plus tard, il ne regrette rien et estime même avoir fait le meilleur choix de sa carrière: “L’entraînement quotidien, les défis que l’on doit relever dans un club comme le Bayern, tout cela fait mûrir et donne de l’assurance. J’ai franchi un palier au Bayern. J’ai continué à progresser, même si je n’ai pas beaucoup joué”, assure-t-il.

Avec Neuer, victime de deux fractures du pied gauche en avril puis septembre, tout va pour le mieux: “Nous avons une super relation”, assure Ulreich. “Il m’envoie souvent un SMS avant les matches, nous parlons beaucoup. Manu sait que s’il est en forme, c’est lui qui joue, donc ce n’est pas vraiment une situation de concurrence”.

Jusqu‘à présent… Car certains experts commencent à se poser la question à l’approche des demi-finales de la Ligue des champions, programmées dans quinze jours.

- Ulreich au Mondial? –

Si le Bayern est toujours en course, l’entraîneur Jupp Heynckes sera face à un choix délicat. Neuer n’a joué que quatre matches depuis un an, et n’a repris l’entraînement qu’en début de semaine dernière. Ulreich est en pleine forme et n’a jamais déçu lors des rencontres décisives.

Même s’il était physiquement prêt, le coach pourrait-il raisonnablement relancer Neuer juste à ce moment de la saison? Et si le Bayern atteignait la finale, faudra-t-il alors en priver Ulreich?

Car certains voient désormais dans ce remplaçant de luxe un gardien de niveau international. “Si Neuer ne peut pas être du voyage pour le Mondial, à mon avis Jogi (Joachim) Löw doit miser sur Sven Ulreich, parce qu’il connaît par coeur la défense Hummels, Boateng, Kimmich, Süle. Ils ont des automatismes”, a ainsi suggéré Sepp Maier, gardien de la glorieuse Mannschaft 1974, championne du monde avec Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Paul Breitner et Jupp Heynckes.

En février, Joachim Löw avait été interrogé sur l’hypothèse Ulreich au Mondial, qui serait à vrai dire une énorme surprise: “Il est dans notre champ de vision”, avait cependant admis le sélectionneur.

Ulreich, lui, prend ce qu’il peut prendre, sans trop se poser de questions: “Je ne veux pas être un autre Manu”, assure-t-il: “Il est le meilleur gardien du monde, mais entretemps les supporters et mes dirigeants ont appris que j’avais aussi mes qualités.”

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