DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Les plus folles remontées de la Ligue des champions

Vous lisez:

Les plus folles remontées de la Ligue des champions

Les plus folles remontées de la Ligue des champions
Taille du texte Aa Aa

“La chute de Rome”, comme la presse catalane a désigné mercredi la défaite de Barcelone à Rome en quarts de finale de Ligue des champions (1-4, 3-0), n’est pas la seule remontée spectaculaire de l’histoire de la compétition européenne.

. La plus récente: Roma-Barcelone (1-4, 3-0)

C‘était Francesco Totti qui, lors du tirage au sort des quarts de finale, avait désigné Barcelone comme adversaire de sa Roma. Fraîchement retraité, il reconnaît dans la foulée que “cela aurait pu être mieux”… “On va affronter une des plus grandes équipes d’Europe”.

Le match aller lui donne raison, puisque le Barça inscrit quatre buts à domicile, certes avec pas mal de réussite. Mais le retour est exceptionnel: le club romain, emmené par son avant-centre bosnien Edin Dzeko – en son “jardin d’Edin”, s’amusera L’Equipe le lendemain -, corrige une équipe de Barcelone qui, trop suffisante peut-être, commencera à jouer à 20 minutes de la fin du match. L’exploit est retentissant et dûment fêté dans les rues de Rome.

. La plus incroyable: Barcelone-PSG (0-4, 6-1), en 2017

“Inqualifiable”, titrait le quotidien L’Equipe après cette déroute le 8 mars 2017. Le Paris SG venait d’entrer dans l’histoire comme le seul club à ce jour à avoir été éliminé de la Ligue des champions après avoir gagné par quatre buts d‘écart à l’aller.

Auteurs d’une démonstration à l’aller chez eux, les hommes d’Unai Emery sont totalement inhibés par l’enjeu et la ferveur Barcelonaise au retour. Le Barça ouvre le score dès la 3e minute et malgré un but inscrit à l’extérieur par Edinson Cavani, les Parisiens finiront par sortir de la compétition la tête basse, après avoir concédé trois buts lors des sept dernières minutes du match (6-1). Dont le dernier, de Sergi Roberto, a fait basculer le Camp Nou dans l’extase.

. La plus ancienne: Barcelone-Chelsea (1-3, 5-1 a.p.), en 2000

Dix-sept ans plus tôt, le Barça de Rivaldo et Luis Figo avait déjà réussi une remontée fantastique, quoi que moins spectaculaire. Il fait tomber Chelsea au Camp Nou, 5-1 après prolongation, après avoir perdu 3-1 à l’aller en Angleterre.

A l‘époque, c‘était le norvégien Tore André Flo qui avait cru mettre les Blues à l’abri en inscrivant un but à l’extérieur précieux, à l’heure de jeu. Mais l’Espagnol Dani avait inscrit un troisième but synonyme de prolongation, durant laquelle Chelsea s‘était effondré.

. La plus inattendue: Monaco-Real Madrid (2-4, 3-1), en 2004

D’un côté Zinédine Zidane, Ronaldo, Raul ou Roberto Carlos. De l’autre, Dado Prso, Ludovic Giuly ou Jaroslav Plasil. Et à la fin… C’est Monaco qui passe en demi-finales. Le club de la Principauté signe cette saison-là l’un des plus grands exploits du football français en sortant le Galactique Real Madrid. D’autant plus incroyable que les Madrilènes ont gagné la manche aller 4-2.

Mais au retour, les hommes de Didier Deschamps réalisent un match de feu malgré l’ouverture du score de Raul: doublé de Giuly, but de Fernando Morientes, et voilà les Galactiques au tapis. Monaco n’arrêtera son parcours fou qu’en finale, butant sur le Porto de José Mourinho.

. La plus “ronaldesque”: Real Madrid-Wolfsburg (0-2, 3-0), en 2016

Un des clichés du foot veut que les grands joueurs sont ceux qui brillent dans les moments les plus critiques. Dans ce cas, Cristiano Ronaldo est bien l’un d’entre eux. Au coeur d’une saison pénible, perturbée par le recrutement raté de l’entraîneur Rafael Benitez, voilà que le club Merengue est défait 2-0 à Wolfsburg, en quarts de finale de la Ligue des champions. Nommé un mois plus tôt à la tête de l‘équipe, Zinédine Zidane est sur la sellette.

Mais CR7, critiqué pour un rendement trop faible, inscrit un retentissant triplé au match retour. Le Real poursuit sa route en C1, jusqu‘à gagner la finale… Et celle de l‘édition suivante.

. La plus rapide: Liverpool-AC Milan (3-3, 3 t.a.b. à 2), en 2005

Est-ce vraiment une “Remontada”? Car ce qui reste à ce jour la finale la plus spectaculaire de la Ligue des champions s’est jouée sur un seul match. Mais les deux mi-temps de ce match de légende sont si différentes qu’un parallèle devient possible.

Liverpool regagne en effet les vestiaires avec un déficit de trois buts au tableau d’affichage: Paolo Maldini marque à la première minute, Hernan Crespo un doublé juste avant la pause. Mais le capitaine des Reds Steven Gerrard sonne la révolte en réduisant le score, Vladimir Smicer et Xabi Alonso arrachent la prolongation, et Liverpool finit par s’imposer aux tirs au but sous les yeux humides de leurs supporters incrédules.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.