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Top 14: Brive, toute une ville dans l'angoisse de la relégation

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Top 14: Brive, toute une ville dans l'angoisse de la relégation

Top 14: Brive, toute une ville dans l'angoisse de la relégation
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Conséquences économiques “catastrophiques”, saut dans l’inconnu médiatique: la possible descente en Pro D2 inquiète le Tout-Brive alors que le club corrézien est avant-dernier du Top 14.

“Il faut pas se voiler la face. C’est le rugby qui fait parler de la ville tous les jours, ce qui ne serait plus le cas en Pro D2. Il est donc dans l’intérêt de la collectivité que le club se maintienne”, martèle Jean Santos, l’adjoint aux sports de la commune qui verse au club environ 650.000 euros chaque saison.

Avant les deux matches à la vie à la mort que les Corréziens (13e, 32 points) doivent livrer samedi à Oyonnax (14e, 30 points) et le 28 avril au Stade Français (12e, 38 points) pour arracher leur survie dans l‘élite, l’ensemble de la ville et du tissu économique retient son souffle.

Car “les conséquences pour le commerce local et départemental seraient très importantes. Le CAB, c’est 150-160.000 personnes qui viennent au stade chaque année”, poursuit l‘élu de Brive, sous-préfecture de 48.000 habitants.

- 53 millions d’euros de retombées –

En 2016, une étude d’impact réalisée par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Corrèze avait estimé à 53 millions d’euros les retombées globales induites par la présence du club en Top 14, pour la ville, l’agglomération et le département.

Un chiffre obtenu en additionnant l’impact direct généré par le club (environ 10 millions d’euros de masse salariale, fiscalité, investissements), l’impact indirect (5,3 millions de dépenses effectuées par les supporters) et l’impact induit (38 millions résultant des dépenses engagées par les joueurs professionnels qui font tourner l‘économie locale en investissant dans une maison par exemple).

Et autant dire qu’en Pro D2 avec un stade deux fois moins rempli, des joueurs moins cotés et des affiches beaucoup moins prestigieuses le jeudi soir, les sommes en jeu ne seraient pas les mêmes.

Propriétaire d’un hôtel Kyriad, le plus proche du stade, David Pereira juge l’impact d’une éventuelle relégation “catastrophique” pour l‘économie locale.

“Quand j’ai acheté l’hôtel, on était en Pro D2 (le club y a fait un aller-retour en 2012-2013, ndlr). On a vécu la remontée, on a pu faire le comparatif et c’est indéniable. Un club comme le CAB en Pro D2 demain, c’est des matches le jeudi, des équipes comme Angoulême, Nevers, dont les supporters ne suivent pas les déplacements et ne consomment pas”, détaille-t-il.

“Les restaurateurs sont très très inquiets de la descente. On va perdre combien ? S’il n’y a pas de match, les gens sortent beaucoup moins. On n’est pas une grande ville. On a besoin d’un événement pour faire sortir les Brivistes. Et c’est le CAB qui est l’élément déclencheur pour amener de l’activité”, souligne l’hôtelier.

Qui dit moins de spectateurs dit moins d’activité mais aussi moins de visibilité pour les partenaires avec la conséquence que cela implique sur le budget du club, qui s‘élevait cette saison à 17,4 millions d’euros.

“Chez les chefs d’entreprises, certains disent qu’ils vont certainement donner un peu moins. Ça veut dire moins de budget et si on met un pied dans la glaise, on va y rester un moment”, craint David Pereira.

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