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Mondial de volley: les Bleus contre un géant chinois balbutiant

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Mondial de volley: les Bleus contre un géant chinois balbutiant

Mondial de volley: les Bleus contre un géant chinois balbutiant
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Les Français lancent leur Mondial contre la Chine, mercredi (13h00) à Roussé (Bulgarie), un géant encore balbutiant sur la scène du volley international, comme l'ont constaté Julien Lyneel et Kévin Tillie la saison dernière dans les clubs de Shanghai et de Pékin.

Le Montpelliérain et le Cannois ont débarqué dans une ligue où les méthodes de travail ne sont encore au niveau de ce qui se fait en Europe et où leur sport est surtout populaire chez les femmes, trois fois championnes olympiques, en 1984, 2004 et 2016.

"On a souvent joué contre des équipes bien plus faibles et à l'entraînement ce n'était pas fou-fou. Ce n'était pas aussi bien ficelé qu'en Europe", dit Lyneel, qui a décroché le titre national avec Shanghai. "Les clubs sont en retard. C'est moins pro", confirme Tillie, un grand voyageur qui a déjà connu les Etats-Unis, l'Italie, la Turquie et la Pologne.

En tout cas, les deux Français ont reçu un traitement de faveur, comme tous les étrangers, dont le nombre est limité à deux par équipes et sur lesquels sont concentrés les moyens financiers. Tillie souligne ainsi que la proposition de Pékin était "deux fois supérieure" à celles des clubs européens qui s'intéressaient à lui.

"J'étais comme un roi, résume Lyneel, qui partageait la vedette avec l'Argentin Facundo Conte. A l'hôtel, on ne mangeait pas chinois avec les autres joueurs. Ils nous trouvaient de la nourriture à l'européenne. En voyage, on était en chambre individuelle alors que les Chinois étaient à deux. On logeait au centre de Shanghai quand les autres étaient dans un campus".

- Attention à "Trench" -

L'intégration a été évidemment limitée par la barrière de la langue, la communication se faisant toujours par l'intermédiaire d'un interprète. Lyneel a aussi été frappé certaines particularités chinoises, notamment les limitations imposées à l'usage d'internet. "Pas de Google, pas d'Instagram, pas de Whatsapp, pas de Facebook, un calvaire!", dit-il.

Mais dans l'ensemble, l'attaquant-réceptionneur sort avec "plein d'images dans la tête" d'une expérience qu'il n'a pas prolongée pour des raisons privées et non à cause du mal du pays (il sera en Pologne à Jastrzebski cette saison). Tillie, lui, a rempilé avec Pékin.

Pour faire franchir un palier à la sélection, la Chine a fait venir un entraîneur étranger, l'Argentin Raul Lozano. Il peut surtout compter sur un excellent pointu, Jiang Chuan, ou "Trench", un surnom à l'américaine qu'on lui a donné dans son championnat, comme à la plupart des autres joueurs locaux.

"C'est le meilleur joueur chinois. Il nous a bien défoncés cet été! Ils sont très physiques et très grands, mais techniquement on est meilleur", dit le fils du sélectionneur, rappelant la défaite des Bleus (3-2) en juin en Ligue mondiale.

Au Mondial, la France ne pourra pas se permettre ce genre de faux pas, sous peine d'hypothéquer d'entrée ses chances de médailles, car les résultats du premier tour seront conservés au second. Et dès jeudi, c'est un choc contre le Brésil, champion olympique en titre, qui attend les coéquipiers d'Earvin Ngapeth.

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