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Ryder Cup: Garcia, Poulter, Stenson, des briscards chancelants

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Ryder Cup: Garcia, Poulter, Stenson, des briscards chancelants

Ryder Cup: Garcia, Poulter, Stenson, des briscards chancelants
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Ils n'ont pas réalisé leur meilleure saison, loin de là, et ont été incapables de gagner leurs places aux points. Mais Sergio Garcia, Ian Poulter et Henrik Stenson cumulent une expérience en Ryder Cup qui a convaincu Thomas Bjorn de les inviter, un pari censé compenser la jeunesse des rookies de l'équipe européenne.

Tout ça pour ça... Les amateurs guettaient une surprise au moment de l'annonce des quatre derniers golfeurs choisis par le capitaine il y a un mois pour compléter l'équipe européenne.

Il n'y en eut finalement point. La saison écoulée n'a eu que peu d'incidence sur ces choix: le Danois, au sourire aussi fréquent qu'un rayon de soleil en Ecosse, aurait même pu donner ces noms - en dehors de Paul Casey, le 4e invité - il y a un an, vu leur pedigree. Il n'a pas vraiment regardé le classement pour se décider.

Poulter (42 ans, 6 Ryder Cup), Garcia (36 ans, 9) et Stenson (42 ans, 5), n'ont pas crevé l'écran depuis des mois, mais ils cumulent quelques années sur le circuit et 20 Ryder Cup à eux trois. Plus quelques belles pages de l'épreuve.

- Bras en spaghettis -

Ian Poulter, dont le surnom de "Mr Ryder" lui colle à la peau, invaincu en simple dans cette épreuve (5), restera à jamais dans l'histoire comme l'un des hommes clés du miracle de Medinah (2012). L'Anglais, survolté, avait lancé la révolte d'une Europe quasiment déjà enterrée en battant, dans un match au couteau, Webb Simpson. On connaît la suite.

Poulter, au physique d'ovni à ce niveau (il déteste la "gym"), qui compare ses bras à des "spaghettis", n'a pas que les statistiques en sa faveur. Sa rage de vaincre à chaque Ryder, sa hargne et son attachement à cette épreuve, en ont fait un incontournable.

"Quand il prend confiance... C'est l'homme de la situation, des grandes occasions. C'est vraiment une personne spéciale. L'état d'esprit pour jouer une Ryder Cup, c'est important", avait expliqué Thomas Bjorn lors de l'annonce de sa sélection.

Avec deux petits top 10 sur le Tour européen, une victoire et deux top 10 sur le circuit américain, Poulter a pourtant ramé cette saison. Tout comme Sergio Garcia. Après une énorme saison en 2017, le plus jeune joueur à avoir disputé une Ryder Cup (à 19 ans en 1999), et l'un des meilleurs Européens depuis une quinzaine d'années, a marqué le coup, seulement 40e au classement européen, avec un seul top 10 sur l'EPGA, à l'Open de France. Et rien d'autre de notable.

- A la hauteur -

Mais Garcia, pour l'équipe européenne, "c'est le +heart-beat+ (battement du coeur), tout le monde l'aime", a assuré mercredi Rory McIlroy. A-t-il un rôle spécial en plus de son statut de joueur? "Je pense que oui. Pour être honnête, je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai été choisi. Pour ce que je peux apporter sur le parcours, mais aussi en dehors", a assumé l'Espagnol.

Le Suédois Stenson, vainqueur du British Open en 2016, s'en est un peu mieux sorti, même si ses 5 top 10 ne donnent pas non plus un vrai relief à sa très discrète saison. Mais voilà, Thomas Bjorn a récupéré 5 rookies sur les huit qualifiés aux points à l'issue de la saison (Tyrrell Hatton, Alex Noren, Thorbjorn Olesen, Tommy Fleetwood, Jon Rahm). Le seul joueur expérimenté et solide qualifié, Justin Rose (38 ans, 5 Ryder Cup), avait besoin de compagnie.

"Nous avons besoin de ce genre de joueurs avec beaucoup d'expérience, beaucoup de matches et de points ramenés en Ryder. Ils savent ce que c'est que de gagner et perdre et vont apporter du coeur et de l'âme", a assuré Bjorn lors de l'annonce de sa sélection.

Une âme qu'ils vont donc tenter de transmettre aux néophytes. Qui devraient en avoir bien besoin...

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