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Jeux équestres mondiaux: la France s'égare sur la route de Tokyo

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Jeux équestres mondiaux: la France s'égare sur la route de Tokyo

Le Français Kevin Staut lors du Jumping de Bordeaux, le 3 février 2018
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MEHDI FEDOUACH
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Deux ans après son titre olympique à Rio, la France a manqué une première occasion de décrocher sa qualification pour les JO-2020 de Tokyo en terminant à une décevante 9e place des Jeux équestres mondiaux 2018, vendredi à Tryon (Caroline du Nord).

Abonnés aux podiums internationaux (1er des JO-2016, 2e des JEM 2010 et 2014, 2e de l'Euro-2011), les Bleus sont tombés de haut.

Déjà en difficulté après la première manche jeudi (7e), ils n'ont pas réussi à se relancer lors de la seconde manche sur un parcours toujours aussi exigeant et sous une chaleur accablante.

Tout un symbole, le leader tricolore Kevin Staut, passé en premier, n'est pas parvenu à montrer la voie à ses jeunes coéquipiers qui découvraient, eux, les JEM.

L'ancien N.1 mondial a terminé son parcours avec trois pénalités sur Rêveur de Hurtebise et a perdu également toutes ses chances dans la compétition individuelle.

"Mon cheval a beaucoup donné lors des deux premiers jours et aujourd'hui la marge d'erreur était moins importante (...) On était dans la limite de ce que pouvait faire un cheval de 17 ans qui a déjà fait beaucoup de championnats", a constaté Staut.

Les affaires des Bleus se sont encore détériorées après les passages de Nicolas Delmotte et Alexandra Francart, avec deux pénalités chacun.

"Il nous a manqué de l'expérience, c'était le premier championnat pour mon cheval, c'était aussi mon premier championnat, même si je suis forcément déçu, j'ai gagné en expérience", a assuré Nicolas Delmotte.

Alexis Deroubaix a sauvé l'honneur avec son sans-faute et une pénalité de dépassement de temps, mais il était déjà trop tard pour les Français.

- Rendez-vous à Rotterdam -

Il fallait en effet qu'ils terminent à l'une des six premières places pour décrocher leur qualification pour les prochains JO.

Tout n'est pas perdu, mais les Français n'auront plus le droit à l'erreur lors des Championnats d'Europe 2019 qui auront lieu en août à Rotterdam (Pays-Bas).

Pour aller à Tokyo, il faudra se classer parmi les trois meilleures nations européennes, hors les quatre qui se sont qualifiées ce vendredi, la Suède, l'Allemagne, la Suisse et les Pays-Bas.

Avec la Grande-Bretagne, la Belgique ou encore l'Irlande dans la même situation, l'Euro-2019 s'annonce explosif pour la France.

"On espérait mieux, c'est sûr, (...) mais j'avais trois cavaliers qui montaient pour la première fois dans un grand championnat, tout ne peut pas être un long fleuve tranquille", a rappelé l'entraîneur national Philippe Guerdat.

"Il y a des équipes qui ont cinq chevaux extraordinaires, ils n'ont qu'à choisir, nous, c'est un peu plus compliqué, il faudra qu'on remette tout à plat après ces championnats, mais j'ai bon espoir avec cette équipe, il y a des choses à faire. Il y a quatre places à prendre (pour les JO) l'année prochaine en comptant la finale de la Coupe des Nations, j'espère bien qu'on va y arriver quand même", a-t-il ajouté.

Petite consolation pour le camp français, la qualification pour la finale individuelle de dimanche d'Alexis Deroubaix, 13e (8,38 points) à seulement une barre de la 3e place.

"Pour ma première expérience à ce niveau, c'est un bon résultat, même s'il y a la déception par équipes", a-t-il constaté.

Le titre par équipes est revenu pour la première fois aux Etats-Unis, à l'issue d'un barrage opposant les cavaliers américains aux Suédois, 2e.

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