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OL-OM: après l'Europe, le favori a changé

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OL-OM: après l'Europe, le favori a changé

OL-OM: après l'Europe, le favori a changé
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Les matches européens ont interverti les rôles avant l'"Olympico" de dimanche (21h00): Lyon s'est débarrassé de ses doutes en gagnant à Manchester City (2-1) en Ligue des champions et Marseille est tombé de haut contre Francfort (2-1) en Ligue Europa.

L'OM pensait pourtant avoir pris l'ascendant psychologique sur son rival olympique avant le choc de cette 6e journée de Ligue 1. Le club phocéen se voyait bien porter son avance à 6 points, celle qu'il avait l'an dernier mais qu'il a fini par perdre face au rythme infernal de Lyon, neuf victoires sur les dix derniers matches.

Avant de buter contre Francfort, jeudi à huis clos, l'OM avait le vent en poupe, avec deux victoires de rang en Ligue 1, à Monaco (3-2) et contre Guingamp (4-0).

La victoire à Louis II augurait d'un changement: cette saison les hommes de Rudi Garcia semblent enfin savoir gagner les confrontations directes, eux qui n'ont pris que deux points sur 18 contre Lyon, Monaco et le Paris SG lors de l'exercice précédent.

Dans le même temps, l'OL se traînait, avec une défaite à domicile contre Nice (1-0) et un nul chanceux à Caen (2-2), où l'envie fit défaut.

Mais les Gones ont réussi un exploit à Manchester City (2-1), portés par un Nabil Fekir niveau champion du monde (un but, une passe décisive).

- Retour en force lyonnais -

L'OM va-t-il se mettre à douter? "Cette conférence de presse est orientée sur le fait que nous avons perdu en coupe d'Europe et qu'eux ont gagné, mais c'est le foot, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sur un seul match," a répondu Rudi Garcia.

L'entraîneur de l'OM préfère souligner ce que son équipe a démontré à Monaco: qu'elle "pouvait battre un gros. Voilà, c'est fait, ça peut nous servir pour le match à Lyon."

En remontant le temps, force est de constater que les Marseillais n'ont plus battu Lyon en championnat depuis mai 2014 (4-2), et même depuis le 11 novembre 2007 dans le Rhône!

La saison dernière, à l'aller à Lyon, le 17 décembre, un coup franc de Nabil Fekir couplé à une bourde de Steve Mandanda avait lancé l'OL vers la victoire (2-0). L'OM avait eu des occasions... et des regrets.

Le retour le 18 mars avait été volcanique, et l'OL, pourtant alors complètement aux abois, s'était encore imposé au Vélodrome (3-2), dans les dernières secondes, sur un but de Memphis Depay.

Le match avait fini en bagarre, Adil Rami côté OM, Anthony Lopès et Marcelo côté OL avaient dérapé, et les autorités du football avaient mis du temps à juger les fautifs, sanctionnés en fin de saison.

- "Comme un petit con" -

Cet épisode avait alimenté la désormais traditionnelle "guerre de présidents", avec le fameux: "J'ai compris" à la Bernard Tapie de Jacques-Henri Eyraud, auquel avait répondu le Lyonnais Jean-Michel Aulas: "Il est en train de disjoncter."

Cette fois-ci, les pyromanes de la saison dernière n'ont pas touché leur briquet. Les deux présidents sont restés très calmes avant ce rendez-vous. "JHE" a toutefois déploré que les supporters marseillais, assagis en ce début de saison au moins concernant l'utilisation des fumigènes, soient une nouvelle fois interdits de déplacement, mais ce n'est pas le fait de l'OL.

Quant au véhément gardien de l'OL, Anthony Lopes, ce dernier a livré dans L'Équipe une interview en forme de mea culpa, quelques mois après avoir écopé de 5 matches de suspension pour avoir giflé un intendant de l'OM lors du match au Vélodrome.

"C'est moi qui ai commis une erreur," a-t-il admis. "J'ai vraiment été considéré comme un petit con et j'emploie le passé volontairement, je n'ai plus trop envie d'être considéré ainsi," a-t-il ajouté.

De quoi apaiser un peu les tensions, d'autant qu'Adil Rami, autre protagoniste des échauffourées, s'est blessé à la cuisse contre Francfort et ne sera pas sur le terrain dimanche.

Les supporters marseillais ne seront pas non plus de la partie et Garcia trouve cela "bien triste. Mais je préfère jouer dans un stade 100% hostile plutôt que dans une cathédrale, comme jeudi."

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