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Monaco: Jardim, chef de chantier

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Monaco: Jardim, chef de chantier

Monaco: Jardim, chef de chantier
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Monaco est en grand chantier. Pas seulement à La Turbie où a débuté la construction titanesque d'un centre de haut niveau dédié à la performance dans deux ans. Non, Monaco est également en chantier dans la construction de son équipe.

Et il a déjà pris du retard. Car l'ASM pointe à douze unités du Paris SG, sept de Lille, quatre de Lyon et Marseille. Et surtout, Monaco vient d'enchaîner six matches sans victoire (trois nuls, trois défaites). Cela commence à faire désordre.

"Personne au sein du club n'est satisfait. Nous ne sommes pas à notre place au classement," déclarait d'ailleurs le vice-président Vadim Vasilyev vendredi après le nul contre Nîmes (1-1).

Leonardo Jardim, maître d’œuvre choisi par le patron milliardaire russe Dmitri Rybolovlev et son vice-président, est conscient de la situation. Mais ne s'affole pas. Depuis, longtemps, il assume ce renouvellement régulier de joueurs. "Je connais la règle du jeu et me suis adapté," dit-il.

-Nouvelle habitude de travail-

"Dans notre projet, il y a une obligation de résultats et un objectif de progression des joueurs, relance-t-il. Déjà qu'ils ont beaucoup de difficultés, si en plus, on leur met la pression pour qu'ils s'adaptent aux exigences, ça peut être pire."

Jardim protège les jeunes de son groupe. L'adaptation des nouveaux peut prendre du temps. "On ne passe pas des U19 de Rennes (Diop, ndlr) ou Lyon (Geubbels, ndlr), de l'équipe première de Strasbourg (Aholou, ndlr), à un match tous les trois jours avec de la Coupe d'Europe et une obligation de résultat facilement, précise-t-il. Les nouveaux doivent prendre l'habitude de travail des équipes de haut-niveau. Voilà pourquoi que je parle d'adaptation."

Jardim explique comment il œuvre pour "valoriser le travail actuel", "car les joueurs ont une bonne attitude." "Je leur ai dit qu'on était très attentif aux résultats, lance-t-il. Mais ça, c'est le problème des dirigeants et de l'entraîneur. Eux, doivent se focaliser sur leur travail. Le faire à la limite, avec une bonne attitude, de l'investissement, de l'application et de l'implication."

S'il protège ses jeunes, c'est aussi parce qu'ils ont été lancés certainement trop vite du fait de l'état de forme disparate du groupe en ce début de saison, un point essentiel, selon Jardim.

-"Le retard? Pas important"-

"Notre pré-saison a été très difficile, explique-t-il. Les joueurs les plus importants n'étaient pas là. Henrichs, Sidibé, Glik, Falcao, Chadli sont arrivés tard. Subasic, Golovin, Aït-Benasser, Ndoram se sont blessés. On essaie de minimiser l'impact de cette situation. Certains viennent d'ailleurs tout juste de terminer leur vraie préparation."

"C'est le risque d'avoir des internationaux à la Coupe du monde, des joueurs blessés ou d'acheter des joueurs en fin de mercato, poursuit Jardim. Ces risques ont été pris. Il faut rester costaud et en soutien de tout le groupe."

Clairement, le technicien portugais entend voir sa direction assumer cette prise de risque, puisque lui ne se considère pas décisionnaire. Mais diplomate, il se garde d'avoir une opinion publique. Et surtout définitive.

"On verra en fin de saison si on a pris trop de risques, rétorque Jardim. Pas maintenant. On ne peut rien dire avant la moitié du championnat."

Car, il sait qu'il a dans les mains de quoi réaliser les objectifs finaux. "Les points de retard ne sont pas importants, conclut-il. Le problème, c'est de parvenir à un niveau de performance qui nous permettra de rattraper l'écart. L'important est donc l'évolution de l'équipe."

Première réponse mardi soir contre Angers.

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