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Woods: "Je ne savais pas si je pourrais rejouer un jour"

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Woods: "Je ne savais pas si je pourrais rejouer un jour"

Woods: "Je ne savais pas si je pourrais rejouer un jour"
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Pour Tiger Woods, son come-back était déjà réussi, avant même de remporter dimanche le Tour Championship, son premier titre sur le circuit PGA depuis août 2013: "Je ne savais pas si je pourrais rejouer un jour", a-t-il rappelé, à propos de sa traversée du désert entre 2014 et 2017.

QUESTION: Aviez-vous déjà connu une telle ferveur sur un parcours de golf que cette vague humaine qui a failli vous submerger sur les deux derniers trous ?

REPONSE: "Il y avait comme une fièvre, les gens n'applaudissent plus maintenant, car ils tiennent tous leur téléphone portable, ils hurlent et crient (rires). Je pouvais entendre une sorte d'agitation, mais je ne voyais pas vraiment ce qu'il se passait, même si les gens de la sécurité avaient du mal. Un moment, quand je me suis retourné, j'ai vu que la partie gauche du fairway était complétement couverte de spectateurs. Mais le tournoi n'était pas terminé, tout pouvait encore se passer, j'étais dans le bunker, je me suis juste dit +Fais comme chaque week-end, ne joue pas ce coup dans ta tête+. Quand j'ai vu que j'avais atteint le green, je savais que le tournoi était gagné".

Q: Que représente pour vous ce soutien et cette enthousiasme des spectateurs?

R: "Cela a beaucoup plus de valeur pour moi maintenant, car je ne savais pas si je pourrais encore jouer un jour à ce niveau et me retrouver dans cette situation. Il y a vingt ans, je me disais que j'avais des années et années de compétition devant moi. C'est clair, j'ai plus apprécié leur réaction que je ne l'ai fait par le passé. Je ne considère plus que c'est acquis, je ne vais pas avoir encore une ou deux décennies où je jouerai à ce niveau".

Q: Quel a été le moment le plus dur durant cette période entre 2014 et 2017 où vous avez été opéré à quatre reprises du dos?

R: "Le pire, cela a été de ne pas savoir si j'allais pouvoir vivre à nouveau sans douleurs. Je me demandais si un jour, j'allais pouvoir à nouveau m'asseoir, me lever, ou m'allonger sans ressentir ces douleurs. Je ne voulais pas vivre comme ça. Je me demandais: +Cela va être ça ta vie? Si c'est ça, cela va être dur pour le reste de ta vie+. Jouer au golf me semblait impossible, je ne pouvais pas m'asseoir, marcher et m'allonger sans sentir cette douleur dans le dos et dans ma jambe pendant un période sacrément longue".

Q: Pour parachever votre come-back, il vous faut maintenant remporter un Grand Chelem ?

R: "Non, rien que le fait de jouer et d'être à nouveau compétitif, c'était déjà un sacré come-back. Ceux qui sont proches de moi, certains des joueurs qui étaient là sur le parcours savent ce que j'ai traversé, savent combien il a été difficile pour moi juste de rejouer au golf (...) Je profite pleinement de pouvoir être capable de faire tout cela à nouveau, je ne savais si je pourrais rejouer un jour".

Q: Que représente ce chiffre des 80 titres PGA?

R "80 est un chiffre énorme, cela faisait cinq ans que j'étais bloqué à 79 (titres), parvenir à ce chiffre de 80 est vraiment un sentiment incroyable. Sam (Snead) est toujours devant moi (82 titres, le record, NDLR), je pense que j'ai encore du temps devant moi pour essayer de peut-être le dépasser".

Q: Cette victoire doit aussi être importante pour votre famille, vos enfants en particulier?

A: "Ils vont comprendre ce que leur père fait, ils ne pouvaient pas se souvenir de mes précédents succès. Cela va être différent pour eux, ils étaient là lors du British Open (en juillet, NDLR), j'étais en tête (avant de finir 6e, NDLR), ils ont ressenti cette ferveur, ils comprennent maintenant ce que leur père peut faire sur une parcours de golf. Ils ont longtemps associé golf et douleurs, maintenant ils voient la joie et le plaisir que cela me procure".

Propos recueillis en conférence de presse

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