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Stojkovic, ex-star de l'OM, revit comme coach en Chine

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Stojkovic, ex-star de l'OM, revit comme coach en Chine

Stojkovic, ex-star de l'OM, revit comme coach en Chine
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Il aurait pu entraîner en Premier League, mais a choisi de le faire en Chine: Dragan Stojkovic, champion de France avec l'OM en 1991, dit "ne rien regretter" de son exil asiatique.

Lors d'un entretien accordé à l'AFP, l'ancien meneur de jeu affirme également avoir refusé d'être sélectionneur intérimaire de la Serbie durant la Coupe du monde 2018 en Russie.

"Je ne regrette rien. Vraiment rien", explique à 53 ans "Piksi", son surnom, sur le terrain d'entraînement du Guangzhou R&F, un solide club de la grande métropole de Canton (sud) qu'il entraîne depuis trois ans.

Ancienne star du football de l'ex-Yougoslavie, le Serbe assure être heureux en Chine. Et cela même si son équipe, habituée au milieu de tableau, pointe actuellement à la 7e place (sur 16) de Super League (1re division).

Passé par l'Etoile rouge de Belgrade, l'Olympique de Marseille et le club japonais du Nagoya Grampus Eight, Stojkovic avoue que le football européen lui manque. Malgré le décalage horaire, il passe parfois des nuits blanches à suivre la Ligue des champions ou la Premier League anglaise.

Le Serbe était en contact avancé avec le club de Swansea en 2015 pour en devenir l'entraîneur. Mais le projet a capoté.

"Tout semblait conclu et puis l'équipe a gagné 1-0 contre Arsenal à l'Emirates Stadium. Donc ça aurait été fou qu'ils changent de coach après avoir décroché une victoire là-bas", raconte-t-il.

- L'ami Wenger -

Après avoir entraîné le Nagoya Grampus Eight pendant six ans, il a pris les rênes du Guangzhou R&F à l'été 2015.

"Et environ 10 jours après avoir signé ici, Swansea m'a rappelé. Je leur ai dit: c'est trop tard, maintenant, les amis, je suis en Chine", rigole-t-il.

"Mais à l'avenir, qui sait. On verra bien."

Dragan Stojkovic, dont les qualités avaient été entamées lors de son passage à l'OM par de nombreuses blessures, a dû faire face à un autre dilemme cet été.

D'après lui, la Serbie voulait le débaucher comme sélectionneur national pendant la durée du Mondial-2018, à l'issue duquel il serait retourné au Guangzhou R&F.

"Techniquement, cela aurait été possible. Mais d'un autre côté, ça n'aurait pas été... Je ne vais pas dire pas professionnel, mais disons pas très sérieux", déclare-t-il.

"Un jour, peut-être (que j'entraînerai) la Serbie, qui sait. Un seul but peut changer votre vie", sourit-il, en référence à la victoire de Swansea sur Arsenal en 2015 et sa conséquence sur sa carrière.

Stojkovic dit être proche de l'ex-entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger, qu'il considère comme son "guide". Les deux hommes se sont rencontrés au Japon en 1995, lorsque le Français dirigeait le Nagoya Grampus Eight.

"J'ai eu ce privilège. Mais il a aussi eu le privilège de m'entraîner", déclare-t-il avec malice.

- "Dépenser, acheter" -

Les deux hommes partagent la même vision du ballon rond: donner leur chance aux jeunes joueurs, développer un jeu porté vers l'attaque et ne pas dépenser des sommes folles pour attirer de grands noms.

Au Guangzhou R&F, Stojkovic ambitionne de produire "un football élégant et intelligent".

"J'essaie chaque jour - et j'ai l'impression d'y être parvenu - de créer le plus beau football en Chine", dit-il.

Il a fallu du temps à Dragan Stojkovic pour bâtir son équipe dans une Chine où l'impatience est de mise. De nombreux clubs dépensent gros pour enrôler des stars, comme le Shanghai SIPG avec les Brésiliens Hulk et Oscar.

"Les gens veulent le succès dès le lendemain de votre arrivée. Et même hier si c'était possible", ironise-t-il.

"On ne peut pas, pendant cinq, 10 ou 15 ans juste dépenser, acheter, dépenser, acheter. Ce n'est pas bon pour le football."

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