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Ligue 1 : Monaco, la réaction ou la crise

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Ligue 1 : Monaco, la réaction ou la crise

Ligue 1 : Monaco, la réaction ou la crise
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Incapable de gagner depuis son succès à Nantes lors de la 1re journée, Monaco, 18e de L1 avec 6 points, se déplace vendredi à Saint-Etienne avec l'obligation de l'emporter et de retrouver un véritable jeu d'équipe, sous peine de plonger dans la plus grave crise de l'ère Rybolovlev.

La défaite au Stade Louis-II contre Angers (0-1) mardi soir a marqué un tournant dans l'histoire du Monaco version Rybolovlev. Pour la première fois depuis l'arrivée du milliardaire russe à la tête du club en décembre 2011, le (maigre mais influent) public présent a sifflé son équipe, en dessous de tout en première période.

D'autre part, pour la première fois depuis son arrivée en juin 2014, Leonardo Jardim a chargé ses joueurs. Tous internationaux A dans leur pays, les onze titulaires devaient permettre au navire monégasque de reprendre le cap adéquat.

Au lieu de cela, Monaco a fourni une première période indigeste. Avec, au final, un match sans tir cadré. Sans éclats publics excessifs mais avec clarté, Jardim a donc distillé.

"Contre Madrid et Nîmes, on a vu une équipe avec beaucoup d'engagement, aujourd'hui, je suis déçu", a-t-il dit. "Principalement en première mi-temps. L'équipe n'a pas créé, joué avec l'engagement et l'attitude escomptés. Il y a aussi du déchet technique, des passes ratées. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu ça."

Avant le déplacement dans le Forez, le technicien portugais en a remis une couche en interne. Tout seul. Car, mardi soir au stade, comme mercredi matin au centre d'entraînement de La Turbie, la direction du club ne s'est pas montré devant les médias.

Si le vice-président Vadim Vasilyev a quitté Louis-II très en colère selon certains de ses proches, il laisse actuellement le soin à Jardim de serrer la vis avec son groupe.

- Sans Jemerson, ni Tielemans -

Mais la marge de manœuvre de l'entraîneur monégasque est faible. Il doit gérer un effectif dont les états de forme sont très disparates, maîtriser un calendrier qui fait disputer à Monaco sept matches en 22 jours, et recréer une dynamique avec sévérité mais sans perdre certains de ses cadres ou prétendus tels.

Ainsi, Jemerson et Tielemans ont été écartés du déplacement à Saint-Etienne. Le jeune Pellegri, dont Jardim n'a pas apprécié la rentrée contre Angers, également.

Falcao, Sidibé et Chadli, font, eux, bien partie du déplacement. Mais joueront-ils ? Sachant que se profile en milieu de semaine prochaine un déplacement essentiel en Ligue des champions, à Dortmund, qui vient d'en passer sept à Nuremberg (7-0) mercredi. Et il faudra faire bonne figure...

Dans ce moment compliqué, Jardim se recentre vers ses certitudes. Il va donner les clés aux anciens du club, tels que Raggi, Glik ou encore le jeune Kevin N'Doram.

Licencié au club princier depuis l'âge de 4 ans, le fils de l'ancienne gloire de Nantes et de Monaco explique: "A chaque fois que je suis sur le terrain, je donne tout pour ce maillot. Il faut montrer une autre image. On doit faire beaucoup plus. La 16e place n'est pas notre place. On est conscient de nos qualités. On a envie de montrer ce qu'on vaut."

Histoire de ne pas se déplacer à Dortmund plongés dans la plus grande crise de l'ère Rybolovlev...

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